BURUNDI 1972-2002 : Trente ans
Le génocide hutu
Alain Aimé
Nyamitwe/ Avril 2002
L’armée massacre la population hutu
Première partie
Sommaire
Avant propos
Introduction
Chapitre I: Printemps à Bujumbura
Chapitre II: A Gitega, crépuscule sur la famille royale
Chapitre III : Des geôles de Gitega aux maquis de la plaine, même combat?
Avant propos
Tous les Burundais n’ont pas tué. Les tutsi comme les hutu[i] ont une
existence collective[ii], en tant qu’entités, mais aussi individuelle, en tant
que citoyens. A ce titre personnel, ils sont redevables de leurs actes, dans un
cadre que la loi seule peut tracer.
Beaucoup a été écrit sur les « événements de 1972», principalement par le
gouvernement de Micombero. Disons-le d’entrée de jeu: notre étude prend le
contre-pied du Livre blanc dont les affirmations sont grossières et
injurieuses. En effet, ce document accuse un certain nombre d’autorités hutu, sans
en donner la moindre preuve, de coup d’Etat et de participation dans un plan
d’extermination de la population tutsie. En revanche, il couvre magistralement
les méfaits de la junte alors au pouvoir.
A notre connaissance, il n’y a pas eu de procès condamnant les ministres
Bubiriza et Ndayiziga, les commandants Burasekuye, Ndayahoze et les autres
militaires hutu à la mort[iii].
A l’absence de toute preuve, s’oppose une multitude de faits et de
témoignages. Il apparaît clairement que Micombero en a profité pour « purifier
» les institutions de l’Etat, et pour liquider tout un peuple.
Les personnes qui ont éliminé le roi Ndizeye sont bien connues. Au nom de
l'Etat, ils ont tué un homme, un fils du Burundi. Ceux qui ont répandu la
terreur en avril-mai 1972, sont également connus. Les orphelins et les veuves
savent qui les ont endeuillés[iv]. Ces actes, commis parfois à titre personnel,
un règlement de comptes par exemple, l’ont toujours été au nom d'une idéologie
de la haine.
A partir du moment où le régime arrête virtuellement toute haute
personnalité hutu, il déclare, implicitement en tout cas, que les hutu ne sont
plus dignes de pouvoir. Mais quand l'on sait en plus que le régime chasse et
tue tout individu de signalement hutu, il y a lieu de se poser des myriades de
questions et même, de tirer quelques conclusions.
En 1972, l’État du Burundi commet des crimes qui répondent bien à la
définition de génocide.
Le génocide est défini comme tout crime visant à exterminer un groupe, une
ethnie, sur base religieuse, idéologique ou autre. Karel Vasak note avec
justesse que la Convention pour la prévention du crime de génocide, adoptée par
l’Assemblée générale des Nations Unies, le 9 décembre 1948, retient ce qui suit
:
« Les actes constitutifs du génocide aboutissent à l’anéantissement
physique ou biologique du groupe, ce qui constitue d’ailleurs l’essence de ce
crime, quels que soient les moyens mis en œuvre pour atteindre ce but : meurtre
d’un nombre plus ou moins grand de membres, atteinte à leur intégrité physique
ou mentale, soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence
susceptibles d’entraîner sa destruction physique totale ou partielle[v] … »
Dans sa définition de l’expression « génocide », Karel Vasak poursuit en
disant que « par sa nature, le génocide ne peut, être qu’un crime collectif
commis par les détenteurs du pouvoir de l’Etat (c’est nous qui soulignons,
N.D.L.R.), en leur nom ou avec leur consentement exprès ou tacite[vi]. »
De même que des personnalités et des organisations, ont des responsabilités
dans les massacres sélectifs des tutsi au sud du pays, de même, certaines
personnalités, certaines organisations et l'Etat du Burundi, portent de lourdes
responsabilités dans le génocide hutu subséquent. La définition précédente
illustre mieux qu’autre chose la nature de génocide des actes commis par l’Etat
du Burundi.
Le présent texte s’inscrit en faux contre toute démarche globalisante, si
chère aux politiciens burundais. Des criminels se trouvent à l’aise derrière un
groupe ou derrière une idéologie, paravent de leurs forfaits. Certains actes
sont échafaudés et commis avec le concours des instruments de l’État, par
essence au service de toute la nation. Les Burundais l’ont connu en 1965, en
1969, en 1972,en 1988, et le vivent, jour après jour, depuis 1993.
Notre étude couvre la période d’avril mai 1972. Elle ne répond pas bien
entendu à toutes les questions. Ce serait prétentieux. Elle reconnaît les
crimes commis par les rebelles hutu contre leurs compatriotes tutsi. Cependant,
ces forfaits, très limités dans le temps et dans l’espace, ne peuvent justifier
les représailles, à caractère de génocide, largement commises par le colonel
Micombero, à l’endroit de la population hutu.
La même étude serait incomplète si elle ne tirait pas les conséquences de
ce désastre. L’après 1972 a été amer pour les milliers d’orphelins hutu et
tutsi. Mais, comme l’histoire est faite du passé, du présent et du futur, les
Burundais doivent faire le choix : regarder devant ou se noyer dans la marrée
du passé. Notre passé pue, le présent et le futur peuvent sentir mieux.
Pour cela, il nous faut faire une approche rectificatrice du passé. Et
c’est ici qu’intervient le pardon. Mais la mise à nu de la vérité précède cette
force libératrice.
0.Introduction
Samedi le 29 avril 1972, il pleut sur Bujumbura. Le gouvernement démis
quelque temps auparavant, le colonel Micombero peut maintenant réaliser son
rêve : prendre tout le pouvoir entre ses mains, dans ce pays privé de
parlement.
Ce jour, les commandants Burasekuye[vii] et Ndayahoze[viii], les ministres
Bubiriza[ix] et Ndayiziga, les populations tutsies du sud, les hutu de tout le
pays, ignorent ce qui les attend. C’est le carnage au sud, et le génocide hutu,
sur l’étendue de la République.
La prison de Mpimba accueille beaucoup de hutu, pas pour les garder. Les
fusils ne sont pas utilisés là où la baïonnette peut faire. Pas de procès, pas
de traces. Le peuple est en sanglots.
Durant plus de trois mois, l’élite et beaucoup de paysans hutu[x],
connaissent le supplice suprême. L’armée et ses poulains de la JRR, s’occupent
de traquer les hutu, pendant que l’ambassadeur itinérant, Arthémon Simbananiye,
fait le tour du monde, pour justifier l’action du régime.
Les responsables de la première république au Burundi ne peuvent pas nier
avoir exterminé un plus grand nombre de personnes hutu. Les actes du régime de
Micombero s’illustrent par l’élimination des fonctionnaires hutu, des
commerçants hutu de l’intérieur du pays, même dans des zones demeurées loin de
la rébellion, des paysans hutu y compris quelques jeunes miliciens de la JRR,
qui avaient traqué leurs congénères hutu.
Micombero dit avoir opéré une révolution en 1966. Le cauchemar de 1972
illustre mieux l’image que se fait le colonel président de la « révolution. »
Sa révolution s’opère ce soir du 29 avril 1972. Il vient en effet de purger
l’armée(source et pilier du pouvoir au Burundi) de ses éléments
"indésirables " (en l’occurrence les hutu.) D’une pierre, il fait
deux coups : Micombero se débarrasse aussi de toute velléité royaliste, avec
l’exécution de Ndizeye Charles. En toute tranquillité, Maza Meza va gouverner.
Chapitre I : Printemps à Bujumbura
Ndizeye, le come back ?
C’est fini, Ndizeye ne sera plus roi! Le 31 mars 1972, la Voix de la
Révolution annonce l’arrestation de l’ex-Roi Ntare V. Elle ajoute que celui-ci
tentait d’envahir le pays, à l’aide de mercenaires blancs. Ce qu’elle omet de
dire, en revanche, c’est que le dernier Ntare est rentré seul à Bujumbura, à
bord d’un avion ougandais. Son retour a été sérieusement négocié par le
ministre des affaires étrangères, M. Arthémon Simbananiye, homme clé du régime.
Ndizeye et l’institution qu’il incarne, représentent un danger réel pour le
régime de Micombero, au pouvoir depuis six ans. La première république,
brillant par l’intrigue, la corruption et le clanisme le plus primitif, a
besoin de se consolider, quels qu’en soient les moyens.
Les années d’après l’indépendance sont marquées par un double combat entre
politiciens hutu et tutsi pour le contrôle du pouvoir. Elles brillent surtout
par l’élimination physique et politique progressive des politiciens hutu[xi] et
la mise au rancart des politiciens tutsi, originaires d’autres provinces que
Bururi. Nul n’est besoin de parler de l’éloignement de l’orbite centrale des
tutsi membres des clans autres que bahima : quelques hommes bahima contrôlent
tous les postes clés[xii], particulièrement après la parodie de justice de
1971. Plus radicale encore est la configuration de la direction du pays : la
prééminence des hommes de paille de Micombero et la mise à l’écart de la
famille royale.
L’arrestation de Ndizeye n’est qu’un réflexe de survie du colonel
"révolutionnaire." Il faut étouffer toute voix monarchiste. La
nouvelle rhétorique officielle va d’ailleurs dans le sens de l’implantation et
de la consolidation du régime.
Il est plus logique de penser que Ndizeye n’est pacifiquement rentré
qu’avec la promesse (non tenue bien entendu) de participer au pouvoir, d’une
manière ou d’une autre. Cependant, la lutte pour la survie du régime pousse à
l’autre thèse, la plus répandue : celle d’un Ndizeye qui veut reprendre le
pouvoir[xiii], et devancé par les pions les plus forts du régime.
Chapitre II : A Gitega, crépuscule sur la famille royale
Le Roi est mort, vive le Roi !
Le 29 avril, dans la nuit, le dernier monarque du Burundi est froidement
assassiné dans une garnison militaire, dans la ville de Gitega. Son père, le
mwami Mwambutsa, en exil, crie à la trahison, le président de l’Uganda proteste
auprès du gouvernement du Burundi, par le général Mobutu, interposé.
Coïncidence peut-être, la même nuit, des éléments armés[xiv] attaquent le sud
et le sud-ouest du pays, brûlant, saccageant tout sur leur passage. A Makamba,
Bururi, Matana,…c’est le sang qui coule. Des fonctionnaires tutsi, des femmes,
des enfants, sont lâchement assassinés. Entre deux et trois mille personnes
meurent dans ces massacres.
Très vite, la machine répressive se met en route. Les messages de Micombero
saturent les ondes. L’armée se déploie sur tout le territoire. Des gouverneurs
militaires sont nommés, la Jeunesse Révolutionnaire Rwagasore (JRR) participe à
la répression. La rébellion est contenue en quelques jours[xv], mais, la
réaction du régime prend les proportions d’un génocide. Ainsi, en pleine crise,
Mwambutsa peut-il s’écrier "Micombero semble déterminé à exterminer toute
l’élite hutu![xvi]"
Chapitre III : Des geôles de Gitega aux maquis de la plaine, même combat ?
Ndizeye et la rébellion hutu
A priori il n’y a pas de relation entre le roi déchu et les rebelles
hutu[xvii]. Ces derniers attaquent le 29 avril 1972, aux environs de 20 h 00,
sur les côtes sud et Ouest du pays.
S’il est possible que ceux-ci ont attaqué à Gitega, il est au moins certain
qu’ils ne sont pas actifs tout près du camp militaire où est gardé le mwami. Il
y est assassiné entre 22 h 00 et minuit, le même jour[xviii].
Selon plusieurs sources, ces rebelles sont sous la conduite du député
Ezéchias Biyorero[xix], emprisonné, puis libéré en 1969. Il est à la tête du
Parti Populaire du Burundi (PPB), créé avec l’aide de quatre anciens étudiants
hutu de l’Université officielle du Burundi, qui l’ont rejoint en Tanzanie. Qui
plus est, le PPB n’a pas de fortes connections internationales, à même de lui
permettre d’entrer en contact avec le jeune roi déchu, humant des jours
paisibles en Allemagne, ou avec Pékin, comme il a été affirmé ailleurs.
Toute assertion du régime dans le sens contraire n’est qu’une justification
des crimes, du sang desquels il est couvert. En effet, dire que Ndizeye est de
mèche avec les rebelles hutu pour renverser le régime, est un prétexte pour
Micombero et ses sbires, afin de conduire le génocide hutu, sans inquiétude :
a. Comme le régime bat de l’aile, il peut recourir à la violence, ultime moyen
de défense de l’Etat. Ceci lui permet d’obtenir même la sympathie des pays
voisins. Durant les premiers jours, le général Mobutu dépêche sur place des
troupes pour secourir son homologue burundais en proie aux envahisseurs, parmi
lesquels des « mulélistes » (selon le régime de Bujumbura.) La Tanzanie aussi
donne de l’aide au Président Micombero. Pendant ce temps, le Président Grégoire
Kayibanda du Rwanda se fait expliquer que parmi les rebelles se trouvent des
" inyenzi ! ", ennemis de sa jeune République. Une alliance contre
nature bien entendu (cf. Le Soir samedi 6 mai 1972, p.4.) Ce qui expliquerait
son silence à propos de ces événements, tout au moins durant les premiers
jours.
b. En éliminant l’élite hutu, et le dernier monarque, Micombero effectue une
main basse sur le pays. Après ces événements, il n’est pas resté un seul
officier hutu dans l’armée burundaise, situation qui va durer des décennies.
Aussi, personne n’osera lever le doigt pour la restauration de la
monarchie[xx].
(voir deuxième
partie)
(voir deuxième
partie)
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[i] Les «hutu » et
les « tutsi » ne répondent pas à la définition classique d’ethnies. Ils ne constituent
pas moins des entités distinctes, dont la cohabitation a été des plus
catastrophiques du XX è siècle.
[ii] Puisqu’on peut
parler de hutu et de tutsi comme groupes sociaux et distincts. Les hutu savent
qui sont des leurs, les tutsi de même.
[iii] Un conseil de
guerre dirigé par le colonel Nimubona Alexis est nommé le 6 mai 1972. Longtemps
après l’élimination des commandants Burasekuye et Ndayahoze, morts dans les
quarante-huit heures de la crise. Qui juge-t-il ?
[iv] Un ancien
compagnon d’armes de feu Burasekuye, commandant dans la gendarmerie, s’illustre
particulièrement dans le pillage des biens du défunt. Tout l’équipement
électroménager par exemple y passe.
[v] Karel Vasak, in
Encyclopaedia Universalis, pp. 264-265
[vi] Karel Vasak,
op.cit
[vii] Selon des
témoignages dignes de foi, il participe à plusieurs réunions d’Etat-Major au
début du mois d’avril 1972. Ce qui confirme que le régime est aux aguets.
[viii] Ancien
ministre de l’Information, ancien secrétaire général du parti Uprona. Dans son
rapport politique à Micombero en 1969, il parle du « plan Simbananiye », visant
à exterminer les hutu.
[ix] Il est
ministre de l’intérieur en 1964. Alors que Mwambutsa réclame son départ, le
Premier ministre Ngendandumwe prend sa défense. Au 29 avril 1972, il est
ministre des télécommunications.
[x] Les hutu sont
tués par baïonnette, puis, enterrés dans des fosses communes, grâce à des
tracteurs de l’Etat. L’une de ces fosses se trouve à Buterere, au Nord de la
capitale Bujumbura. Le témoignage suivant d’un missionnaire cité par Le Soir du
25 mai 1972 (cf. p.3), sous le couvert de l’anonymat, est poignant à ce propos
: « à Bujumbura comme à Gitega, des soldats ont « écrémé » les établissements
secondaires et l’université, pour en retirer et mettre à mort (dans les camions
qui les transportaient) les étudiants hutus. Comme on n’avait pas assez de
balles, on a transpercé les survivants à l’arme blanche (c’est nous qui
soulignons, N.D.L.R.)»
[xi] La tentative
de coup d’Etat de 1965 s’accompagne d’une répression qui voit disparaître
beaucoup d’intellectuels hutus. En 1969, une situation similaire se produit :
des intellectuels et des jeunes officiers hutu sont assassinés. L’année 1972
clôture l’ère des officiers hutu. Plus un seul après cette année !
[xii] Comprenez
surtout l’armée, le gouvernement et le parti Uprona. Micombero, Yanda, Shibura
et Simbananiye mènent un même combat. Ces quatre hommes font la pluie et le
beau temps en 1972.
[xiii] Une certaine
information, difficile à vérifier, révèle plutôt la volonté de reprendre le
pouvoir à Bujumbura, dans le chef de Mwambutsa.
[xiv] Selon
plusieurs sources, ces éléments proviennent de la Tanzanie.
[xv] Micombero
déclare en effet sur les ondes de la Voix de la Révolution le 8 mai 1972 que «
l’heure de la victoire a sonné grâce à l’action héroïque de nos forces armées
et à la vigilance de notre population. » (Cf. Le soir, 10 mai 1972, p.3)
[xvi] Frodebu,
Autopsie d’un Etat génocidaire, octobre 1998, p. 29
[xvii] Dans ses
éditions des 30 avril, 1er et 2 mai 1972, Le Soir titre : « L’ex-mwami Ntare V
est tué à Kitega alors que ses partisans essayaient de le libérer. » Ce n’est
qu’un leurre, véhiculé par le régime dont l’objectif est de rationaliser son
assassinat : tous les moyens sont bons. Le gouvernement Micombero avance la
thèse d’une attaque rebelle à Gitega (cf. République du Burundi, Livre blanc
sur les événements survenus aux mois d’avril et mai 1972, Ministère de
l’information, p. 34.) Il en a profité pour éliminer un homme ignorant presque
tout de la politique burundaise. C’est le moins que l’on puisse dire.
[xviii] Dans la
déclaration suivant l’assassinat de son fils, le mwami Mwambutsa dit : « la
preuve est faite aujourd’hui que du fait de sa détention, le prince Charles est
demeuré absolument étranger au soulèvement de la population demeurée
profondément attachée à la monarchie, provoqué par l’important changement
ministériel (c’est nous qui soulignons, N.D.L.R.) survenu le jour même et qui
s’est soldé dans un bain de sang. » (Le Soir, 6 mai 1972, p. 4) Dans la même
déclaration¸le vieux monarque « refuse de souscrire aux mensonges débités par
Bujumbura et dénonce les parodies de justice et les arrestations arbitraires
(c’est nous qui soulignons, N.D.L.R.) qui sévissent au Burundi…(sa) pensée
affectueuse va à tous les valeureux patriotes qui se sont fait tuer aux côtés
du prince Charles. Que leurs familles trouvent ici l’expression de (sa)
profonde sympathie. » (Le Soir, idem) Plus pathétique appel, on ne peut trouver
!
[xix] « Le jour même où il était libéré de prison, il prenait le chemin du maquis. A partir de ce moment-là, il était connu sous le nom de Yusuf Ibrahim(notre traduction, N.D.L.R.) » in R. Lemarchand, Burundi, Ethnic Conflict and Genocide, Cambridge University Press, 1994, p.94.
[xx] Non seulement
il n’était pas question de restauration de la monarchie, mais aussi les
descendants de Ntare Rushatsi tombaient en disgrâce pendant longtemps.
L’histoire nous apprendra combien d’entre eux ont, sous la deuxième république
par exemple, occupé des hautes fonctions à l’armée ou au gouvernement