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Hutu et Tutsi,
nous sommes un même peuple, mais nous n’avons plus la même histoire. Nous
avons les mêmes plats mais nous ne mangeons plus dans la même assiette. Nous
avons la même capitale mais nous n’habitons plus les mêmes quartiers… Nous
voulons encore marcher main dans la main, chanter les mêmes mélodies, bondir
aux mêmes rythmes, vivre la même vie sur les mêmes collines. (l'auteur)
L'auteur et sa case au camp
de réfugiés en Zambie Je surgis de nulle
part et je suis au seuil de votre porte. Assis au bord du
cratère zaïro-rwando-burundais, Rescapé de
l'antagonisme hutu-tutsi, je me tâte, je
m'écoute, je m'étonne d'être vivant parmi les vivants. Contact :
Joseph KIRAHAGAZWE 12 Av Mazarin Bât.B 91380 Chilly Mazarin Tél/fax 01 69 09 86 94 / 06 61 94 05 59 e-mail : jepsoh@worldonline.fr |
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"Ce texte
mérite d'être écouté, réécouté et médité, car il sollicite toutes les
émotions par sa frémissante retenue et beauté." M. Rimbaud « Sur les
Parois du Néant est d’autant plus fort que le verbe est beau. Il y a dans
cette histoire, ô combien vraie et tragique, une poésie terrible qui noue la
gorge du spectateur de bout en bout. L’émotion est là, palpable,
intense. » C.G. La Presse de la Manche "Victime
d’une partie de son peuple, sans cesse traqué par les milices ou l’armée,
Joseph nous entraîne dans les chairs de sa souffrance. C’est fort, trop fort
pour la raison." D.C
Centre France "Le texte de Joseph Kirahagazwe est d'une
beauté sans longueur. La poésie, lorsqu'elle se mêle à l'horreur, colle le
spectateur au mur. La dimension du témoignage, en tant qu'art authentique,
criant de vérité sur la réalité des hommes, ne mérite pas l'éphémère"...
D.C Centre France |
Témoignage de et par Joseph. KIRAHAGAZWE
29-05-2002
à 20h15
Université
Paris III/Sorbonne Nouvelle
Amphi
B
17 rue Santeuil 75005 Paris
M° Censier Daubenton
Invitation au spectacle
Madame,
Monsieur,
Ce n’est pas tous les jours que les scènes accueillent des témoignages,
et j’ai pensé qu’il était nécessaire de vous inviter au spectacle que donne un
dramaturge-comédien porteur d’une expérience humaine singulière, une tragédie
qu’il a vécu dans sa peau et dans son sang, mais aussi porteur d’un message
universel de tolérance.
Joseph n’est pas descendu aux enfers, il est
né en enfer, l’enfer du Burundi, et vient tout juste d’en réchapper. Pays dit
de lait et de miel, pays de danses et de rires cristallins, le Burundi est
malheureusement un pays où chaque matin en se saluant on salue le miracle de la
survie. Un pays dont la population n’arrête pas de remuer le sol de sa patrie
pour enterrer ses enfants emportés par le sempiternel conflit hutu-tutsi.
Sur les Parois du Néant est le voyage d’un
homme de lettres burundais ballotté à travers les écueils de l’histoire de ce
pays. Joseph Kirahagazwe a opté pour le témoignage comme une voie de thérapie.
Chez lui, l’écriture est réellement catharsis et la scène exorcisme. « En
racontant cette odyssée, confie cet auteur, j’évacue des choses de mon
subconscient, je retrouve petit à petit la notion du sourire et la
force de poser un pied devant un autre ».
Joseph sur scène, c’est le théâtre qui retrouve l’une de ses fonctions fondamentales : créer le
désarroi et le questionnement dans l’intime du public assailli par un immense
pourquoi. Pourquoi de tout temps l'homme tue l'homme, pourquoi des groupes
humains exterminent d'autres groupes humains, pourquoi Caïn tua Abel, pourquoi
l'histoire de l'humanité est quelque peu l'histoire de l'homme qui tue!
Mu par une
charge émotionnelle intense et soutenu par une qualité d’écriture que
dut saluer le Centre National du Livre (CNL) à Paris en octroyant à son auteur
une bourse d'écriture, Sur les Parois du Néant est un témoignage à la frontière de la fiction et du conte.
Un Directeur de MJC