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13 09 2006 Nationalité |
Auteur : NAHIMANA |
La question de la « burundité » s’invite dans le débat politique
De : Salvator NAHIMANA
Objet : Et s’il y avait des étrangers dans les postes dits de souveraineté au Burundi !
Date : 12 sept. 2006
Depuis de nombreuses années, des Barundi ont décidé de s’installer à l’étranger pour diverses raisons. Certains d'entre eux ont même acquis la nationalité des pays qui les hébergent. Conformément à l’ancien code de la nationalité, tout Murundi acquérant une autre nationalité perdait automatiquement sa nationalité burundaise.
On peut conclure alors que ce n’est pas parce qu’on est d’origine burundaise qu’on a nécessairement la nationalité burundaise.
L’ancien code de la nationalité a été modifié par la LOI N°1/013 DU 18 JUILLET 2000 PORTANT REFORME DU CODE DE LA NATIONALITE et donne des précisions sur le recouvrement de la nationalité burundaise pour ceux qui l’avaient perdue par l’ancien code.
En effet, cette loi portant réforme du code de la nationalité précise entre autre en son article 22 que « Ce recouvrement résulte d’une déclaration souscrite devant le ministre de la justice (art.39). Le recouvrement de la nationalité burundaise donne lieu au paiement d’un droit dont le montant est fixé par ordonnance conjointe du ministre des Finances et du ministre de la justice sauf pour les indigents (art.40). »
Or, il semblerait que cette ordonnance n’existerait pas. Ceci m’a été confirmé par l’Ambassade du Burundi en France ; ce qui veut dire que tout ressortissant burundais ayant acquis une autre nationalité avant le 18 juillet 2000 est étranger au Burundi conformément à la loi.
Cependant, suite aux différentes évolutions politiques de ces dernières années, des personnes sont rentrées au Burundi pour occuper des postes de souveraineté nationale. Qui sait alors s’il n’y aurait pas parmi ces personnes celles qui sont encore régies par l’ancien code de la nationalité ? Mais qu'à cela ne tienne, l'essentiel étant de se conformer à la loi au plus vite.
Pour éviter encore des divisions inutiles à ce pays, il est plus qu’urgent que les ministres concernés signent cette ordonnance. Sinon, la question de la « burundité » va se poser tôt ou tard. Il ne faut pas oublier qu'en principe la loi se lit mais ne s'interprète pas.
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20 08 2006 BANISSONS LES HABITUDES QUI DESHONORENT NOS FAMILL |
Auteur : Pie Niyongabo |
Qui n'a pas une famille au Burundi ? Qui peut nous affirmer être capable de vivre en dehors d'une famille agrandie quand il est responsable? La famille agrandie dont je parlerais ensuite n'est que les partis politiques, la société civile, l'armée, la police, les communautés religieuses, les magistrats, les médecins, les enseignants , les cultivateurs etc.
Qui serait à l'aise quand il oublie ses origines parmi cette famille agrandie ? Qui serait à l'aise quand sa famille a honte de son fils, de sa fille, de ses parentés qui se conduisent d'une façon indigne ? Qui serait content de nier qu'il possède des convictions mais que tout cela doit rester dans le cadre d'appliquer les valeurs acquises pour devenir plus humain et plus logique ? Plusieurs questions qui montrent combien la façon de vivre convenablement a besoin des sacrifices, de la tolérance, de la détermination, de la bonne éducation afin de pouvoir bâtir une famille digne de tous les Burundais.
Parler aujourd'hui du Burundi sans faire allusion aux rumeurs de coup d'Etat, de corruption en vogue dans la capitale Bujumbura, parler du renouveau au Burundi et passer sous silence les bavures, les intimidations, les tortures, donner louange à une famille dirigée par des hommes et femmes irresponsables, cela n'est que vouloir anéantir les chances d'être heureux. Oublier que notre famille agrandie a des difficultés, c'est oublier notre préoccupation du moment, c'est oublier ce que donne la joie à une famille qui se veut stable.
Parler des projets de la construction au Burundi qui héberge notre famille sans faire allusion à la mauvaise gestion qui handicape tout le développement socio-économique cela n'a pas d'importance.
Aujourd'hui, notre famille risque de manquer toute crédibilité à cause de nos multiples erreurs. De notre obstination à n\\\'est rien changer. Personne ne peut dire qu'il n'appartient à aucune famille même celui qui est orphelin a été adopté quelque part et il a quelqu'un qu'il peut aimer et à qui il peut se confier.
Quand je parle de la famille c'est un terme qui nous oriente dans une société organisée par des principes qui façonnent des personnes pouvant partager la joie et la peine. Les familles sont vastes, tantôt c'est une société qui m'a accueillie à la naissance. Ma famille c\\\'est-à-dire mon père et ma mère ainsi que mes sours et frères, mes cousins et cousines, mes oncles, mes tantes. Tout cela reste dans la logique de ma descendance et je n'ai pas besoin de plusieurs efforts pour qu'ils m'acceptent et m'aiment car le sang est dans nos veines et ils me supportent facilement. Il y a encore ma famille agrandie qui est politique en dehors de ma lignée familiale, j'ai des personnes autour de moi à qui je partage mes idées politiques et sans consulter ma famille paternelle ou maternelle, j'ai droit de donner ma confiance aux autres. Cela est une autre façon de vivre et réagir car je dois montrer aux autres mes mérites, c'est surtout les capacités d'être un homme ou une femme digne, respectable et ces capacités me donneront l'honneur et un respect que je mérite car j'ai l'ouverture vers le monde extérieur. J'ai droit de donner mon honneur pour faire une autre société digne de son nom et qui va respecter les autres qui ne partagent pas mes idées politiques. Cela n'est pas facile et demande un dépassement de soi-même. Les autres qui ne se reconnaissent pas dans cette famille politique, ils peuvent se situer dans une famille religieuse dont les convictions construisent une autre société qui respecte les autres familles même ceux des païens ou des athées. Voilà ce qui constitue notre société qui doit rester homogène pour bâtir un peuple, une nation dans la diversité d'idées.
Tout cela nous semble facile si nous n'avions pas d'autres ambitions qui nous empêchent de vivre correctement ou de réagir objectivement. Au Burundi d'aujourd'hui le monde qui observe chacun de nous tous, ce monde qui nous entoure et qui aimerait nous retrouver dans une famille noble et digne, Plusieurs burundais commencent à perdre toute loyauté envers ce que chacun appelle sa famille digne et très accueillante. Les politiciens manquent de logique quand ils pensent travailler en dehors de la bonne construction d'une famille homogène, les militaires manquent de logique quand ils pensent travailler pour satisfaire des individus au pouvoir ou des nostalgiques alors qu'ils sont au service de la nation. Les journalistes manquent de logiques quand ils parlent, critiquent, se mettent à la détective pour trouver des erreurs sans nous montrer la porte de sortie quand nous sommes perdus ou découragés. Les médias manquent de logique quand ils montrent des éléments négatifs sans trouver la solution qu'ils proposeraient ensuite. Les observateurs manquent de logique quand ils relèvent des côtés faibles d'un gouvernement qui doit bâtir un Etat de droit après plusieurs années de guerre et de destruction et il nous faut des exemples. Les hommes de l'église manquent de logique quand ils gardent un silence approbateur devant des calamités et des scandales politiques. Les intellectuels manquent de logique quand ils soutiennent des bêtisent sans oser dire à celui-ci ou celui-là qu'il n'est pas dans le bon chemin, les enseignants manquent de logique quand ils refusent d'enseigner les écoliers dans l'objectif de ridiculiser un nouveau pouvoir, les médecins manquent de logiques quand ils s'obstinent à ne pas soigner tout le monde même les pauvres, à ne pas soigner les personnes qui bénéficient les soins gratuits à des femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans cela pour rendre impossible une décision d'un Président de la république. Les Sénateurs manquent de logique quand ils sont majoritaires et que pour cela ils promulguent des lois qui n'avantagent que leur famille politique, les Députés manquent de logique quand ils gardent un silence approbateur devant une décision de lever l'immunité à un parlementaire qu'ils désirent écarter et cela pour satisfaire quelques individus seulement. Les ministres manquent de logique quand ils soutiennent la corruption et des actes qui ne favorisent pas l'unité de toutes les familles. Le Président de la république doit rester l'arbitre comme un vrai père de famille au lieu de garder un silence approbateur. Le Burundi d'aujourd'hui est occupé par des individus méfiants, qui manquent de confiance, qui détestent les autres, qui détruisent les familles. L'hypocrisie ou la perfidie a construit des hommes et des femmes dont la sagesse n'est qu'un rêve.
Que peut-on dire de l'honneur bafoué au Burundi?
Quand nous savons que l'honneur est un acquis, nos ancêtres disaient « Ubuntu burihabwa »
Devenir un homme politique célèbre, devenir un chef militaire célèbre, devenir un ministre célèbre, devenir un Sénateur célèbre, devenir un Député célèbre, devenir un patriote célèbre c'est avoir travaillé avec énergie dans le but de promouvoir la justice, l'égalité dans une famille agrandie, etc.
Ndagize bwakeye(Bonjour Monsieur ou madame) n'est pas un hasard si ce n'est par hypocrisie qui pousse à donner une salutation de politesse à contre cour et l'autre qui dira que ce bonjour respectueux fait grossir. Cette attitude est dépassée, c'est se moquer de nos responsabilités envers notre famille agrandie. Selon les mérites on donne honneur à quelqu'un ayant droit. Selon des maladresses on devient impopulaire dans sa propre famille qui se lamente ainsi : ARADUTUKISHIJE (il nous fait honte) ;
DU SOMMET A LA BASE
Les personnalités qui font honte existent. La population ayant adopté un changement politique par des élections démocratiques au Burundi du sommet à la base, le peuple souverain a donné confiance aux filles et fils de cette famille agrandie. Des critiques sont nécessaires quand la population ayant donné confiances aux humains, ces hommes politiques se trompent ou font fausse route pour développer ou appliquer les projets de société qu'ils avaient exposés pendant la campagne électorale.
Au Sommet de cette famille politique burundaise, le Chef de l'Etat doit réagir le plus rapidement possible dans son rôle d'arbitre ou de médiateur.
Les Burundais ont besoin du changement quand les affaires marchent en boitant. Les burundais attendent depuis plusieurs jours à un remaniement ministériel qui pourrait nous ramener la confiance car apparemment la famille burundaise agrandie s'inquiété que le Chef suprême n'a plus l'autorité d'arbitre surtout que quelques individus sont gênants et fautifs.
Aujourd'hui comme au temps du roi David, un fils jaloux ou un frère ingrat réagirait de la même façon qu'ABSALON. Notre père ne fait rien de bon et il va partir. Quelques amis découvrent qu'il existe bien un complot contre le père de la famille. Les putschistes d'aujourd'hui peuvent cacher ceux d'hier. Si cela était du nouveau au Burundi, personne n'allait avoir de quoi s'inquiéter. Bien avant les gens ont tenté l'irréparable, ils ont tué le chef de la famille et ses amis fidèles. Comme notre mémoire est très courte nous ignorons ce qui a été fait le 21 octobre 1993 et les amis sont partis et ils ne reviendront jamais dans notre famille. Ceux qui me contrediraient en disant que Ndadaye Melchior n'était pas leur père, pourtant ils pleurent toujours de ce qu'a été un Burundi déchiré et très appauvri. Les commanditaires de ces actes ignobles sont parmi-nous et ils restent très puissant comme à cet époque-là. Ils mangent parmi nous, ils ont des postes juteux que le nouveau père les a confiés et ils peuvent resurgir par manque de gratitude.
Ce jour de deuil dans notre famille de 1993 à 2006, les putschistes avaient un service de renseignement parallèle à celui qui était dirigé par un certain Richard et d'autres qui ont suivi. Personne n'est capable de nous dire comment les responsables militaires n'ont pas pu déjouer un coup de force fatal qui a emporté notre père et ses ministres et aujourd'hui encore ces responsables militaires dirigés par notre aîné le ministre de la défense NIYOYANKANA reconnaît que les services de renseignements militaires n'ont rien entendu qu'il existerait un groupe capable de déstabiliser les institutions démocratiques au Burundi. Ainsi nous comprenons déjà qu'il existe deux services de renseignement l'un appelé documentation nationale et l'autre au niveau du renseignement militaire qui aide à démasquer les ennemies dans un cadre militaire. Si ces deux corps qui renforcent notre famille agrandie travaillaient la main dans la main en échangeant des renseignements précieux au moment opportun, notre père peut dormir tranquille, ses ministres aussi, tout son peuple aussi et l'affaire Mugabarabona n'aurait jamais eu lieu.
Hélas nous demandons à nos frères et sours de cette famille agrandie de rester solidaire, de construire un pays sûr pour tous, un pays où la réconciliation est possible, un pays où la solidarité peut nous conduire vers le progrès national, un pays où les putschs ne seront plus possibles, un pays où tout pillage de nos biens est impossible, un pays de dialogue et de concertation. Vive notre famille agrandie qui accepte notre diversité d'idées.Nous avons besoin d\\\'une vraie famille qui ne pratique pas la torture morale ou physique, une méthode qui existe au Burundi depuis longtemps et qu\\\'on demande seulement l\\\'abolution à cause de l\\\'affaire Kadege. Et les autres prisoniers ne sont-ils pas les nôtres?
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