Burundi

Opinion
Bulletin No 103
Semaine du 10 mars 2008

A propos des exploits répugnants de Gratien Rukindikiza

Bujumbura, le 12 mars 2008 (Samson Kwizera)

L’évolution de la situation politique du Burundi trahit enfin le malaise des femmes et hommes politiques qui visaient la faillite du régime en place comme dans une jungle où le loup emporte l’agneau et le mange sans autre forme de procès. Le blocage de l’assemblée nationale alors que des dossiers très importants dorment dans les tiroirs de nos honorables députés avait créé ce scénario de l’immortel Jean de la Fontaine en ce sens que nos honorables représentants du peuple faisaient saigner impunément les caisses de l’Etat comme s’ils buvaient le sang du peuple sans contrepartie ni punition. Ne dit-on pas que « qui se fait agneau, le loup le mange » ?

La crise politico-militaire qui a longtemps arrangé les fauteurs de troubles est derrière nous et les plans macabres des ventriotes ne peuvent plus faire long feu. N’en déplaise à Gratien Rukindikiza et à sa trouvaille « The Leadership Institut » qui continuent à exceller dans le dénigrement des efforts fournis par les Burundais épris de justice sociale et du sens des compromis.

Gratien Rukindikiza y va par les dents d’une fourchette pour semer la confusion et accréditer l’idée que Daniel Kabuto aurait abandonné son poste pour ne s’occuper que de l’animation du site abarundi.org! Il voue à vrai dire une haine contre le site pour cette importante raison qu’il est proche du gouvernement. En Afrique comme en Europe, les lignes éditoriales des journaux choisissent librement leur camp. Etre proche du gouvernement burundais n’est donc pas un crime et encore moins une honte. Le site abarundi.org il est conscient des sacrifices que le peuple a supportés pour que les fascistes fassent profil bas. Il soutient un gouvernement proche d’un peuple qui, pendant plus d’une décennie, a nourri, logé et fourni les combattants dont un nombre important a péri sur le champ d’honneur.

Voilà la force du CNDD-FDD car il est conscient que le peuple des mille collines veille et garde le droit de sanctionner lors des élections ou par voie référendaire les hommes politiques qui ne travaillent pas avec lui mais préfèrent plutôt tuer le temps. Jusqu’à preuve du contraire, nous disons que le gouvernement reste proche du peuple, écoute ses doléances, met en place des stratégies en vue de rendre la paix totale et le développement possible.

Il est d’ailleurs vrai que Gratien Rukindikiza ne voit que la paille qui se trouverait dans l’œil de votre serviteur Samson Kwizera dont il veut à tout prix faire taire l’opinion diamétralement opposée à ses folies de grandeur. Sinon, pourquoi ne s’attaquer qu’à monsieur Kabuto en faisant fi des écrits incendiaires des sites comme tutsi.org et d’autres médias hostiles à la déontologie professionnelle et aux véritables efforts des hommes et femmes épris de paix et de justice au Burundi?

Oui, Rukindikiza est comme ce Loup des Fables qui aime dévorer les brebis sans autre forme procès! Ses analyses superficielles et sophistes, son style lamentable (reposant drôlement sur les affirmations gratuites et les jugements de valeur) ne peuvent perturber ni l’engagement politique ni le talent de monsieur Kabuto. Il en est d’ailleurs de même des analyses également sophistes de son bébé baptisé pompeusement «The Leadership Institut ». Tel père, tel fils!

Les zizanies qu’ils s’efforcent de semer en jouant sur les amitiés de la famille Pie Ntavyohanyuma et celle de feu Simon Nyandwi étalent au grand jour le cynisme qui anime le faux patriote qu’est Gratien Rukindikiza. Il s’efforce, sans succès Dieu Merci, de faire croire que l’honorable Ntavyohanyuma a poussé madame Immaculée Nahayo vers la porte de sortie du bureau de l’assemblée nationale. Bientôt ne va-t-il pas nous raconter qu’Alice Nzomukunda a été chassée de son poste par sa consoeur Irène Inankuyo? Tous ces mensonges n’ont qu’un seul but : dresser les familles les unes contre les autres.

Restons à l’assemblée nationale pour fustiger encore une fois les tares de Gratien Rukindikiza qui aime déformer les réalités du Burundi et les propos des hommes politiques qu’il ne parvient pas à plumer. Sur les ondes de la radio BBC, l’honorable Nsesema, premier vice-président du parti CNDD-FDD, n’a jamais dit que le député Hussein Radjabu n’était plus député quoique son immunité ait été levée. Il a clairement laissé entendre que du fait de son incarcération, le député Hussein Radjabu ne pouvait ni participer personnellement au vote ni se faire représenter. Une fois cet empêchement levé, rien ne s’oppose à ce que le député Radjabu recouvre ses prérogatives de représentant du peuple dans le respect des lois de la République. Cet éclaircissement rend également grotesques les élucubrations de Gratien Rukindikiza sur le quorum qui a permis l’élection de madame Irène Inankuyo au bureau de l’assemblée nationale.

Pour dire encore une fois que quand les choses avancent au Burundi, Rukindikiza comme tout Loup qui se respecte, pleure de ne pas dévorer quelque brebis! Sa rage, il sait alors la déverser sur son site. La preuve? Regardez les écrits de ce 10 mars! Il va même jusqu’à copier les âneries de Pancrace Cimpaye, pour corroborer ses dires. Il oublie que ce Cimpaye a failli récemment être roué de coups par le service de l’ordre de l’assemblée nationale lorsqu’il a tenté de tenir une conférence de presse dans la cour de ladite institution, et cela sans autorisation ni qualité.
Jeté dehors sans ménagement, on comprend cette haine que Cimpaye nourrit envers l’honorable Pie Ntavyohanyuma au lieu d’aller éteindre la case FRODEBU qui brûle devant l’indifférence des éléphants dudit parti. Mais quand une brebis s’offre même en hallucinations, Rukindikiza montre de quel bois il se chauffe! Aussi mange-t-il souvent des chimères, pour ne pas dire qu’il broie du noir!

Imposteur éhonté, Rukindikiza aime les proies qui ont la mémoire courte. Tenez. Comme cela ne lui suffisait par d’avoir encaissé le prix de la trahison contre le président Melchior Ndadaye, Rukindikiza se flatte intimement d’avoir su vendre les miroirs aux alouettes à Alice et Radjabu.
Il vous en souviendra que faute d’avoir réussi à manipuler le président Pierre Nkurunziza, Gratien Rukindikiza a fini par écrire noir sur blanc qu’il préférait Rwagasore et Ndadaye assassinés et enterrés à notre président qui bat le record de longévité en tant que président démocratiquement élu. Pour sauver sa face, il est allé chercher des photos montrant le président Nkurunziza en union de prières avec Arthémon Simbananiye. Ce scoop n’a servi à rien car à Bujumbura, tout le monde sait que, tant que la Commission Vérité et Réconciliation n’a pas conclu à la culpabilité de tel ou tel autre personnage politique, tout le monde jouit de la présomption d’innocence. Bientôt Agathon Rwasa va circuler librement à Bujumbura et personne ne sera surpris de voir Rukindikiza réclamer sa tête en piétinant les immunités qui sont régulièrement accordées. Inutile d’ajouter que la réconciliation ne se conçoit qu’entre ennemis d’hier!

Alice et Radjabu comme un fonds de commerce

Qu’est-ce que Rukindikiza se félicite de voir Alice séjourner dans une ambassade comme ce fut le cas pour Radjabu lors de sa « villégiature de concertations à l’ambassade d’Afrique du Sud » avant d’ouvrir grandement ses glandes lacrymales à l’entrée de la prison de Mpimba! Il est vrai que Rukindikiza aura tout fait pour aiguiser la folie d’Alice Nzomukunda face à la machine étatique. Amnésique, Alice reçoit l’écho de son grabuge dans le ravin de la RPA et dresse sa chevelure comme la crinière d’un lion en colère. Elle oublie malheureusement que Rukindikiza et Sinduhije, ses avocats peu recommandables, n’ont pas de scrupules. Allez savoir combien de fois ils ont servi une cause et son contraire.
Disons que l’histoire des simulacres d’attaque nous offre facilement l’exemple du Rwanda en octobre 1990: le président Habyarimana a fait passer une nuit terrible à la population de Kigali en simulant une attaque des éléments infiltrés du FPR. Le lendemain, le gouvernement a versé des larmes de crocodile et demandé à la communauté internationale d’aider Kigali à traquer les rebelles! Ce piège a bien entendu fait bien des victimes parmi les Tutsis de la capitale rwandaise. Vous me rétorqueriez que le président Habyarimana pouvait facilement organiser cette mascarade car il disposait d’une armée et des moyens de l’Etat. L’argent pour un tel plan, Alice, Basabose, Mpawenayo (serviteur dévoué de Radjabu) n’en manquent pas. Quant aux éléments armés à recruter, ils existent en quantité industrielle aussi longtemps que la police nationale n’a pas récupéré toutes les armes disséminées au sein de la population et que le Palipehutu n’est pas intégré.

Quant à dire que les malfaiteurs se sont trompés du domicile de Léonard Nyangoma, ce serait sous-estimer les ruses de l’enfant terrible de Songa et tromper les Burundais à la manière de François Ngeze avec son célèbre pyjama! Nyangoma aurait plutôt voulu brouiller les pistes tout en apportant, selon son éternel machiavélisme, la preuve que le gouvernement menacerait la vie des députés. Nyangoma se disait qu’une fois les Italiens inquiétés dans une apparente erreur sur une cible, l’Occident devrait saisir le conseil de sécurité de l’ONU et faire voter une résolution autorisant le déploiement d’une unité chargée de la protection des députés burundais! Les diplomates ont opté pour une déclaration prudente.
Le peuple burundais n’est pas dupe et sait bien apprécier les efforts des bâtisseurs et des partenaires du Burundi soutenant la politique du président Nkurunziza.

On aura raison de la soif des exploits répugnants qui va perdre Rukindikiza en réagissant promptement à ses provocations et insinuations. Je ne souhaite pas à Alice Nzomukunda de finir sous les verrous mais si elle persévère dans sa folie, le diable et ses avocats le perdront. On s’étonnera probablement de voir avec quels détours Alice et Radjabu subissent le revers de leurs médailles! La justice n’a qu’à faire son travail et en toute indépendance.

12 mars 2008
Samson Kwizera

mis en ligne par Janvier Mbarushimana

Document source:
Abarundi.org
Document authors:
Samson Kwizera


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