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Depuis la clôture des travaux du Dialogue intercongolais à Sun City, le « leader maximo » n'est plus rentré au bercail. L'homme qui a eu la chance de se tisser des relations privilégiées et surtout stratégique avec Paul Kagame et Raphaël Katebe Katoto, est en train de jouer sa dernière carte, convaincu que cette fois, son étoile a toutes les chances de briller. Obnubilé par le pouvoir derrière lequel il court depuis des années sans jamais y arriver, Tshisekedi est sûr qu'avec Kagame, le trône lui est assuré à Kinshasa. C'est ainsi qu'il n'a pas hésité d'accepter de se rendre ensemble avec un autre rêveur, Raph Katebe Katoto à Kigali. Cette visite qualifiée par le Rcd/Goma « d'historique et hautement symbolique » est programmée pour demain dimanche. Dès lundi, l'Udps Tshisekedi et la Dnt Katebe entameront une tournée de près de deux semaines dans les territoires de l'Est de la Rd Congo sous le contrôle de l'Armée patriotique Rwandaise. Que le Rcd/Goma, par la bouche de son porte-parole Kin-Kiey Mulumba, soit parmi les premiers à se réjouir de la visite au Rwanda du leader « maximo », n'étonne personne. Point n'est besoin de rappeler ici que le RCD/Goma, créé le 12 août 1998, soit 10 jours après le déclenchement de la guerre d'agression contre la RDC est une invention de Kagame.En dehors de son inventeur, ce mouvement « rebelle » qui n'a de congolais que par la présence de ceux qui ont été contraints de prêter main forte à l'agresseur, ne peut rien concevoir lui-même. Toutes les décisions (de parler, de piller, de massacrer ou de violer) sont prises soit par Kagame lui-même soit par ses représentants personnels se trouvant à Goma. La plupart des Congolais se trouvant dans ce mouvement « rebelle » ont réellement été contraint d'y rester. Beaucoup l'on rejoint, croyant qu'il était réellement piloté par des Congolais et que ces derniers avaient la liberté d'expression sur toutes décisions. Malheureusement ils ont découvert une fois sur place que ce rêve était loin d'être une réalité : le Rcd/Goma est et reste verrouillé par Kagame et ses hommes de confiance rwandais qui se font passer pour des banyamulenge que l'on qualifie de « tutsi congolais ». Déçus, plusieurs congolais venus tenter leur chance au sein du Rcd/goma ont fini par claquer la porte, c'est la cas de Z'Ahidi Ngoma, Wamba dia Wamba, Lunda Bululu, Tambwe Mwamba etc, quand à la bande des Kin-Kiey Mulumba et autre Adolphe Onusumba ils n'ont pas réussi à se libérer de la griffe Kagamienne. Par ailleurs il n'est un secret pour personne que le Rcd/Goma ne bénéficie d'aucun soutien ni sympathie de la part de la population. La barbarie rwandaise à l'égard des civils congolais a suffi pour discréditer les dirigeants aux yeux de l'opinion nationale. Heureusement Tryphon Kin-Kiey Mulumba le reconnaît. Le problème du RCD a longtemps été son incapacité à encourager une réflexion stratégique interne, déclare-t-il. Ce « défaut d'analyse » est selon lui, à la base de l'incapacité d'implantation nationale du Rcd. Conséquence : « le Rcd comme alternative politique » se trouve désormais en cul-de-sac, confesse Kin-Kiey Ce mouvement rebelle ne peut, selon son porte-parole, sortir de ce « cul-de-sac » qu'en « poussant en avant un board congolais efficace et dynamique, comprenant mieux les problèmes de la sécurité dans la région des Grands lacs ». Malheureusement pour le Rdc, il a réalisé une très mauvaise affaire en portant son choix sur Tshisekedi, un homme au passé très peu glorieux qui a bâti sa lutte politique (?) sur les assassinats politiques et les combines, la duplicité, le non respect de la parole donnée et surtout l'égoïsme qui a toujours caractérisé le sphinx de Limete.
En s'alliant à Tshisekedi le Rcd ne fait que compliquer sa propre
existence en tant que courant politique et celle de Tshisekedi,
qui est fortement entamée depuis que la population a découvert
ses combines avec Mobutu, son rapprochement avec Kagame n'a fait
que renforcer le ressentiment des Congolais (surtout ceux de l'Est),
à
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