Le trio Tshisekedi-Katebe-Kagame signe un pacte de sang à Kigali ce dimanche
Le Rcd/Goma qualifie d'historique et hautement symbolique la visite que vont effectuer ce dimanche à Goma les leaders de l'Alliance pour la sauvegarde du Dialogue intercongolais (ASD), en l'occurrence M. Etienne Tshisekedi et M. Katebe Katoto.
Kinshasa , 22.06.2002 | Politics
Depuis la clôture des travaux du Dialogue intercongolais à Sun City, le « leader maximo » n'est plus rentré au bercail. L'homme qui a eu la chance de se tisser des relations privilégiées et surtout stratégique avec Paul Kagame et Raphaël Katebe Katoto, est en train de jouer sa dernière carte, convaincu que cette fois, son étoile a toutes les chances de briller.

Obnubilé par le pouvoir derrière lequel il court depuis des années sans jamais y arriver, Tshisekedi est sûr qu'avec Kagame, le trône lui est assuré à Kinshasa. C'est ainsi qu'il n'a pas hésité d'accepter de se rendre ensemble avec un autre rêveur, Raph Katebe Katoto à Kigali.

Cette visite qualifiée par le Rcd/Goma « d'historique et hautement symbolique » est programmée pour demain dimanche. Dès lundi, l'Udps Tshisekedi et la Dnt Katebe entameront une tournée de près de deux semaines dans les territoires de l'Est de la Rd Congo sous le contrôle de l'Armée patriotique Rwandaise.

Que le Rcd/Goma, par la bouche de son porte-parole Kin-Kiey Mulumba, soit parmi les premiers à se réjouir de la visite au Rwanda du leader « maximo », n'étonne personne. Point n'est besoin de rappeler ici que le RCD/Goma, créé le 12 août 1998, soit 10 jours après le déclenchement de la guerre d'agression contre la RDC est une invention de Kagame.

En dehors de son inventeur, ce mouvement « rebelle » qui n'a de congolais que par la présence de ceux qui ont été contraints de prêter main forte à l'agresseur, ne peut rien concevoir lui-même. Toutes les décisions (de parler, de piller, de massacrer ou de violer) sont prises soit par Kagame lui-même soit par ses représentants personnels se trouvant à Goma.

La plupart des Congolais se trouvant dans ce mouvement « rebelle » ont réellement été contraint d'y rester. Beaucoup l'on rejoint, croyant qu'il était réellement piloté par des Congolais et que ces derniers avaient la liberté d'expression sur toutes décisions. Malheureusement ils ont découvert une fois sur place que ce rêve était loin d'être une réalité : le Rcd/Goma est et reste verrouillé par Kagame et ses hommes de confiance rwandais qui se font passer pour des banyamulenge que l'on qualifie de « tutsi congolais ».

Déçus, plusieurs congolais venus tenter leur chance au sein du Rcd/goma ont fini par claquer la porte, c'est la cas de Z'Ahidi Ngoma, Wamba dia Wamba, Lunda Bululu, Tambwe Mwamba etc, quand à la bande des Kin-Kiey Mulumba et autre Adolphe Onusumba ils n'ont pas réussi à se libérer de la griffe Kagamienne.

Par ailleurs il n'est un secret pour personne que le Rcd/Goma ne bénéficie d'aucun soutien ni sympathie de la part de la population. La barbarie rwandaise à l'égard des civils congolais a suffi pour discréditer les dirigeants aux yeux de l'opinion nationale. Heureusement Tryphon Kin-Kiey Mulumba le reconnaît.

Le problème du RCD a longtemps été son incapacité à encourager une réflexion stratégique interne, déclare-t-il. Ce « défaut d'analyse » est selon lui, à la base de l'incapacité d'implantation nationale du Rcd. Conséquence : « le Rcd comme alternative politique » se trouve désormais en cul-de-sac, confesse Kin-Kiey

Ce mouvement rebelle ne peut, selon son porte-parole, sortir de ce « cul-de-sac » qu'en « poussant en avant un board congolais efficace et dynamique, comprenant mieux les problèmes de la sécurité dans la région des Grands lacs ». Malheureusement pour le Rdc, il a réalisé une très mauvaise affaire en portant son choix sur Tshisekedi, un homme au passé très peu glorieux qui a bâti sa lutte politique (?) sur les assassinats politiques et les combines, la duplicité, le non respect de la parole donnée et surtout l'égoïsme qui a toujours caractérisé le sphinx de Limete.

En s'alliant à Tshisekedi le Rcd ne fait que compliquer sa propre existence en tant que courant politique et celle de Tshisekedi, qui est fortement entamée depuis que la population a découvert ses combines avec Mobutu, son rapprochement avec Kagame n'a fait que renforcer le ressentiment des Congolais (surtout ceux de l'Est), à

 

 
 

 

Tshisekedi, toujours provocateur

En acceptant de se rendre à l'Est occupé par les troupes de Kagame devenu son ami, Tshisekedi n'ignore pas l'aversion que cela provoque au sein de la population à son égard ce sentiment ne date pas d'aujourd'hui.

On se rappellera qu'à l'époque de la CNS, Tshisekedi n'est sorti vainqueur de l'élection à la Primature que grâce au soutien qu'il a bénéficié du Grand Kivu. Resté égal à lui-même, l'homme a fini par cracher sur les Kivutiens en déclarant, lorsque a éclaté la guerre d'agression, que le conflit était congolo-congolais alors que, pour la population de l'Est, il était clair que le vrai problème venait du Rwanda. La rupture Tshisekedi - Kivutiens est intervenue lorsque le « lider maximo » s'est permis de déclarer que le prix à payer pour résoudre ce problème congolo-congolais, était d'accorder la nationalité congolaise aux Banyamulenge de façon collective ! Aux yeux des Congolais du Grand Kivu, cela veut tout simplement dire donner leurs terres aux Rwandais, chose qu'ils ne peuvent pas accepter.

Lorsqu'il s'est rendu compte que la population de l'Est ne le portait plus dans son coeur, Tshisekedi s'est accroché à Valentin Mubake. Mais l'incapacité de ce dernier de drainer les foules au bénéfice du leader (historique) l'a amené à se jeter cette fois-ci dans le bras du diable : Paul Kagame!

Pour les Kivutiens, c'est la pire des trahisons. En se rendant à l'Est aujourd'hui, Tshisekedi sait qu'il a été vomi par la population, surtout celle de l'Est, qui continue à subir la barbarie des soldats de Kagame.

Comment cette même population va-t-elle se comporter lorsqu'elle va se retrouver en face d'un traître qui, en s'alliant avec leur bourreau, devient son complice? Après avoir bu le sang de plus 3 millions de Congolais avec son ami Kagame et sous les regards complices de Katebe Katoto, Tshisekedi va à présent cracher sur leurs tombes, du moins pour ceux des victimes congolaises qui auront eu la chance d'en avoir. Tout ce que l'on peut souhaiter à ce traître de Tshisekedi, c'est de sen sortir vivant de cette tournée de tous les dangers.

Espérons que le sang de toutes ces victimes ne va pas le rattraper. Par ailleurs, en s'alliant aux Rwandais, Tshisekedi se met dans la même situation que celle qu'il avait condamnée sous LD Kabila, qu'il avait accusé d'être prisonnier des Rwandais. Quel exemple cet arrière-grand-père politique donne-t-il à la jeune génération politique incarnée par Joseph Kabila ? C'est tout simplement de l'immoralité politique.

En effet, si lutter n'est pas condamnable, ne pas savoir ce pour quoi on lutte est la pire des choses. N'ayant aucun objet valable pour lequel il se bat, Tshisekedi aura passé tout son temps dans des combines dont il reste le plus grand bénéficiaire. Avec lui, l'Udps a été vidé de toute sa substance. Car, avec la complicité de Mobutu, le leader maximo a réussi à casser l'Udps. C'est bien dommage!

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