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Elections : la querelle des dates | ||
Ouvrant la session extraordinaire de février du Parlement, le Président de l’Assemblée nationale a été clair : qu’il pleuve ou qu’il vente, les élections auront bel et bien lieu. Mais quand ? Les intégristes de la politique qui ne lisent que le premier paragraphe de l’article 196 de la Constitution disent que c’est le 30 juin 2005, sinon il y aura vide institutionnel ! « Niet », rétorque Olivier Kamitatu ! C’est la querelle des dates ! | ||
| Kinshasa , 16.02.2005 | Politics | ||
| Toute la question est là. Voilà pourquoi dans sa dernière
livraison Le Potentiel s’est empressé de relever que c’est au terme de cette
session extraordinaire que toute la vérité sera connue sur le déroulement des
élections. Mieux encore, l’on sera définitivement fixé sur l’effectivité de la
prolongation.
Mais en attendant les points de vue divergent sur la tenue des élections. Le Président de l’Assemblée nationale a évoqué ce problème en parlant d’un « regain d’intérêt a rejailli dans l’opinion sur la tenue des élections ». Et de préciser : « Par leur propre volonté, certains acteurs politiques ont fixé l’opinion nationale sur la date du 30 juin comme date fatidique de la tenue des élections et certains autres en ont profité pour annoncer que cette date signait absolument la fin de la transition. Cela au mépris des dispositions constitutionnelles ». Olivier Kamitatu n’affirme rien sur la date du 30 juin et ne se prononce pas sur la prolongation. Il relève tout simplement que « bon an mal an, qu’il pleuve ou qu’il neige, les élections auront lieu. Car, personne il a d’argument pour manquer à l’engagement de tenir les élections ». L’UDPS, LE PALU ET FRONT : LE 30 3UIN DATE BUTOIR L’Udps et le Palu ne veulent pas transiger avec la date du 30 juin 2005. C’est la fin de la transition, clament-ils. Par vote de conséquence, les élections doivent se dérouler avant cette date. Faute de quoi, pour l’Udps, il faudra un leadership de sauvetage car l’actuel aura effectivement échoué. L’Udps n’a pas encore dévoilé sa stratégie et ce qu’elle entend réellement par « leadership de sauvetage ». C’est justement autour de ce nouveau concept politique que le Conseiller politique du président national de l’Udps séjourne à Washington. En effet, Valentin Mubake est attendu au congrès pour esquisser les grandes lignes de cette nouvelle philosophie de son parti pour « sauver » la transition et que les élections aient lieu. De leur côté, le Palu et le « Front contre une prolongation de la transition et pour la tenue des élections avant le 30 juin 2005 en Rdc » affirment que les élections peuvent avoir lieu avant le 30 juin 2005 avec installation des institutions issues de ces scrutins, le 30 juin 2005, au plus tard. Ils ont assorti cette déclaration d’un chronogramme en précisant « qu’une période suffisante de 3 mois pour organiser l’identification et l’enrôlement des électeurs; organiser le Référendum constitutionnel et enfin tenir des élections législatives et présidentielle. C’est-à-dire de mars à juin 2005. OCTOBRE 2005 —DECEMBRE 2005 Devant des préalables qui doivent être accomplis, tant sur le plan financier que logistique, le mois d’octobre 2005 paraît raisonnable, pour d’autres, afin que les élections soient organisées et que la transition prenne fin. Octobre 2005 parait réaliste, soutiennent-ils. Ils s’appuient sur des taches essentielles qui restent à accomplir. Notamment l’enrôlement et l’identification, le matériel électoral à mettre en place, les moyens financiers, la réunification de l’Armée et de la Police... Autant de préalables qu’il faut prendre en compte pour une bonne organisation des élections. Ils n’hésitent pas à monter au créneau en vue de préciser qu’il faudra éviter une élection de mascarade, mal préparée, laquelle offrirait des garanties certaines de tricherie. Par ailleurs, dans sa dernière déclaration, Aldo Ajello, envoyé spécial de l’Union européenne a dit qu’ « on a prévu les élections au mois de juin (2005) avec possibilité de prolongation de six mois, impossible pour deux fois. Il est inutile de se donner de date butoir, mais il faut se donner des objectifs des choses qu’il faut faire et des tâches qu’il faut accomplir dans le plus bref délai pour éviter soigneusement de recourir à la deuxième prolongation ». Cette proposition de l’Union européenne est considérée comme une décision. EVITER LA QUERELLE DES CHIFFONNIERS Nous sommes maintenant en face d’un nouveau cas de figure de l’interprétation sélective des textes de loi. L’évidence, c’est que tout le monde pane désormais des « électionsé. Elles sont incontournables. Ce qu’il faut craindre maintenant, c’est de voir cette querelle des dates accaparer toute l’activité nationale, influer sur les institutions de la transition, les partis politiques, les groupements et associations. Nous craignons que des « malins » brandissent cette divergence pour évoquer la saisine des instances judiciaires compétentes pour que soient interprétés les textes de loi. Ce sont des manoeuvres dilatoires devenues courantes pendant cette transition et susceptibles d’influer négativement sur l’organisation des élections. Si aujourd’hui certaines lois essentielles n’ont pu être examinées ni promulguées, c’est justement à cause de ces interprétations sélectives. On a perdu un temps fou que maintenant il est question de la course contre la montre. |
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| Le Potentiel |
| Document source: Digital Congo |
Author: Le Potentiel |
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