La tension monte à l'ISA après l'Université

Waswahili-Burundi, 03 oct 2002

Après les inquiètudes des étudiants hutu de l'Université de Bujumbura craignant pour leur sécurité, une tension similaire est perceptible aussi à l'Institut Supérieur des Sciences Agronomiques de Gitega (ISA).

Selon des sources sûres dans cette deuxième capitale burundaise, il y a de plus en plus de risque de confrontation ethnique après que les étudiants tutsi aient accusé leur collègues hutu d'avoir commandité une attaque à main armée ces derniers jours contre cette école. Pour les étudiants hutu de L'ISA, il s'agissait d'un complot ourdi par certains militaires du camp de Gitega pour trouver un prétexte d'en finir avec eux. Les autorités de l'école ou de l'administration locale n'ont pas été joignable au moment de la publication pour affirmer ou infirmer ces informations.

A Bujumbura, le président de l'Association des étudiants de l'Université de Kiriri (officiel), Edmond BAYISABE a affirmé que les efforts sont actuellement fournis pour essayer de dissiper ce climat de tension inter-ethnique. Avant la prise de position de Mr BAYISABE, un groupe d'étudiants hutu avaient écrit au président de la République, le Major Pierre BUYOYA que leur vie serait en danger à la suite d'une grande campagne d'intimidation de la part de leurs collègues tutsi.

"Dans la nuit du 23 septembre 2002, une cinquantaine d'étudiants extremistes tutsi aidés de quelques éléments subversifs venant de l'extérieur, en l'occurence ceux de Nyakabiga, ont failli déclencher le massacre par des gestes d'intimidation", disaient-ils dans cette lettre au Major BUYOYA.

Pour ces étudiants, les slogans utilisés par ceux qu'ils ont qualifié de membres du PARENA de l'ancien président Jean-Bapiste BAGAZA, sont semblable à ceux des partisans de Puissance d'Auto-Défense (PA-Amasekanya), un mouvement qui se présente comme défenseur de la survie des Tutsi contre les actes de génocide-hutu.