Le Conseil National de la Communication interdit la publication du Journal " PANAFRIKA ".

Bujumbura, le 31 juillet umuco.com

Un communiqué de Presse du Conseil National de la Communication sorti ce mardi 30 juillet 2002 efface du monde médiatique burundais le Journal " PANAFRIKA ".

La mesure est consécutive à la parution du numéro 57 de ce mois de juillet. Il est jugé extrémiste et subversif par le C.N.C.

Selon le Président du Conseil National de la Communication, Monsieur Jean-Pierre MANDA, le Journal " PANAFRIKA " s'est en effet illustré dans ses colonnes à travers une longue interview avec un homme politique, en se prêtant au jeu de l'agitation de la menace, de la violence et du chaos, pour atteindre des buts inavoués.

Le Conseil National de la Communication rappelle enfin à tous les responsables des médias publics et privés, que leur responsabilité professionnelle reste engagée même pour des propos extrémistes et divisionnistes dont la paternité appartient aux tiers. D'après le C.N.C, dans le cas de " PANAFRIKA " sa responsabilité est aggravée par la complicité des questions suggestives posées par la rédaction de ce journal.

Le C.N.C accuse en outre " PANAFRIKA " de s'adresser à une sensibilité ethnique sélective pour exploiter les sentiments de peur et émotionnels, dresser les burundais contre les autres burundais, attiser la haine et ainsi pousser les gens et certains corps de l'Etat à basculer dans l'anarchie, le désordre et la violence.

Le Conseil National de la Communication a également recommandé à la Radio Télévision Nationale du Burundi (R.T.N.B) de respecter le principe d'équité dans l'accès de toutes les sensibilités politiques et sociales aux médias publics.

" PANAFRIKA " dont la parution est interdite sur tout le territoire national, avait intitulé le numéro 57 du mois de juillet : " BUYOYA veut nous enterrer vivants " ; un extrait de l'interview du Ministre Mathias HITIMANA, dernièrement limogé par le Président Pierre Buyoya.

Léon Masengo.