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Burundi |
Actualité |
| Bulletin
No 104 Semaine du 17 Mmars 2008 |
A Gitega: Le Deuxième Vice-Président de la République rencontre les cadres du ministère de l’agriculture et de l’élevage (fin) |
| SODECO, O.T.B, COGERCO et Abattoirs Publics de Bujumbura, vers la privatisation? Pour Léonard, le Directeur Général de la SODECO, cette société souffre des déficits d’antan liés aux prix administrés et aux subventions de l’Eta qui sont devenues des dettes. La société éprouve des difficultés à trouver des financements pour les campagnes café. Mais la privatisation inquiète le personnel bien qu’elle soit inévitable. L’OTB a passé trois années sans fournir d’engrais aux paysans et la production a alors baissé. Mais cette année, les engrais ont été fournis à temps mais il y a le risque les paysans les utilisent pour d’autres cultures. Mais l’espoir de voir la production s’améliorer est grand, à en croire monsieur Evariste Nahayo, le directeur administratif et financier de l’OTB. Autre bonne nouvelle, la réhabilitation du matériel de traitement du thé au niveau de trois usines est en cours grâce au financement du fonds STABEX. Dès les premiers mois de cette année, la qualité du thé burundais s’est améliorée de façon que le prix sur le marché international est passé du simple au double (de 1,8 à 3 dollars américains). Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président de la République a souligné que la privatisation était irréversible et qu’il fallait encourager les particuliers à planter plus de café et à ouvrir d’autres usines. Le Burundi a intérêt à atteindre le point d’achèvement. Pour le directeur agronomique de la COGERCO, la culture du coton rapportait bien avant la crise. Les réserves cotonnières ont été cédées à d’autres personnes, l’agriculteur préfère les cultures qui l’aident à faire face à la famine, le système d’exploitation des paysannats a disparu, il n’y a plus de machines laboureuses pour agrandir les plantations. Il a demandé à l’Etat de ressusciter le COTEBU pour qu’il paye sa dette et permette à la COGERCO de tourner. Il a demandé aux experts de l’ISABU d’étudier les avantages de cultiver du coton génétiquement modifié afin d’augmenter la production. Son Excellence
Monsieur le Deuxième Vice-Président a fait remarquer que
la population se désintéresse de la culture du coton à
cause des prix qui ne récompensent pas leurs efforts. Il a demandé
aux responsables des sociétés de l’Etat d’apprendre
à gérer de manière autonome. Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président de la République a déclaré que le travail de l’Abattoir Public de Bujumbura laissait à désirer. Il a confié que rien ne s’opposait à ce que le personnel de l’abattoir achète les actions que l’Etat compte vendre mais que de toute façon, l’Etat comptait d’abord discuter avec l’acquéreur de l’avenir du personnel. SRD Imbo, OHP et dernières interventions Monsieur Venant Niyongere, Directeur Général de la SRD Imbo a pris la parole pour exposer les problèmes que connaît sa société. Il a parlé des problèmes liés au fait que la société a les mêmes plantations d’il y a 30 ans! Qui pis est, l’Etat doit à la société plus de 4,5 milliards de fbu qui devraient aider à financer la réhabilitation de la rizerie, l’achat de machines, l’extension des parcelles, la fin de la dépendance avec les banques pour le financement et également l’intervention dans d’autres petits projets de développement local. Pour faire face à la concurrence au niveau de l’EAC, la SRD Imbo demande à l’Etat de supprimer les taxes de transaction (7% de la récolte). Monsieur Niyongere a demandé aux clients importants de sa récolte à savoir l’armée et la police de revenir car la variété de riz qu’ils réclamaient est pour le moment disponible et surtout pour éviter de gaspiller les devises en important du riz thaïlandais. Il a précisé qu’un projet avec les Japonais doit être examiné avant le 28 avril et qu’il demandait au Deuxième Vice-Président de la République de faire pression au ministère des relations extérieures. Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président de la République a fait savoir que la question de la dette de l’Etat envers la SRD Imbo le préoccupait. Il a fait remarquer qu’une partie de cette dette allait être payée dans les prochains jours. Il a déclaré que le projet de la construction du barrage de Mpanda figure parmi les priorités soumises au financement de la banque de Chine, de même que l’extension de l’Onatel. Il a promis d’étudier la question de la suppression des taxes de transaction avec la Ministre de l’Economie et des Finances. Pour le Directeur Général de l’Office de la Palmeraie de Rumonge, il est maintenant question de replanter de nouveaux palmiers à huile et ce projet bénéficie d’un financement de plus de 9 milliards de fbu accordé par l’Union Européenne. Toutefois, en attendant que les nouveaux palmiers soient rentables, la production de l’huile va diminuer et l’Office table sur l’importation de l’huile à partir de la Malaisie. Il a demandé à l’Etat de payer le personnel de l’Office sur le budget extraordinaire d’investissement. Il a par ailleurs déclaré que l’OHP était en voie d’étendre la culture du palmier à huile à d’autres régions (Bujumbura rural, Cibitoke, Bubanza et la plaine du Moso). Il a confié avoir reçu des fonds PPTE pour préparer les pépinières dans ces régions et que les plantes arriveraient bientôt de Costa Rica. Il a demandé à l’Etat d’appuyer le projet soumis au fonds STABEX qui vise à promouvoir l’irrigation des palmiers à huile pendant la saison sèche. Le Directeur général a néanmoins suscité l’indignation de toute l’assemblée lorsqu’il a demandé à l’Etat de négocier la prolongation du projet de replantation des palmiers en disant qu’il difficile de respecter les délais fixés par l’Union Européenne et que le crédit pouvait tomber en annulation. Pire encore, monsieur le DG a déclaré qu’il était très difficile de gérer 10.000 personnes qui doivent être recrutés dans ce cadre de la replantation! Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président de la République n’a pas caché son indignation en prenant l’assemblée à témoin sur ce genre de responsables qui ne veulent pas utiliser rapidement les fonds qui sont accordés au Burundi. Il a demandé au DG de donner du travail à la population et de tout faire pour éviter que les fonds STABEX ne tombent en annulation. Monsieur Apollinaire Masumbuko a demandé la parole pour dénoncer la production de maïs qui est vendue à vil prix aux commerçants rwandais au lieur de construire des greniers pour la conserver. Il a dénoncé la nouvelle pratique qui fait que les producteurs de bière de bananes à Rugombo utilisent de plus en plus les pieds, ce qui cause un problème de l’hygiène! Parlant de la conservation du produit de la pêche, il a demandé à l’Etat d’encourager les investisseurs nationaux et étrangers à mettre le poisson dans des boîtes de conserve. Il a dénoncé le manque d’un laboratoire adéquat de contrôle de qualité des produits burundais ou étrangers. Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président de la République a encouragé les privés à investir dans les usines de conservation du poisson. Il a remercié l’intervenant pour cette bonne nouvelle concernant la bonne récolte de maïs. Il a demandé au service concerné par cette question de s’en occuper pour encourager les paysans à ne pas jeter leur récolte. Il a demandé à ce que les particuliers s’intéressent également au stockage des produits vivriers car c’est scandaleux de voir le Burundi recevoir l’aide d’autres pays alors que même l’Etat ou les organisations internationales peuvent acheter ces vivres sur le marché local. Il a rappelé la tradition burundaise qui stimulait la population à aménager une place pour le grenier dans la maison ou à confier le surplus de la production à des voisins ou associations qui au retrait, retiennent une petite partie en guise de récompense. Le ministre de l’agriculture et de l’élevage a pris la parole pour remercier le deuxième Vice-Président de la République d’avoir pris l’initiative d’organiser cette rencontre avec les hauts cadres de son ministère. Il a souhaité qu’une autre rencontre ait lieu dans les mois à venir pour passer en revue le reste des problèmes que connaît son ministère. Il a encouragé l’élite à s’intéresser à l’agriculture et à l’élevage. Il a émis le vœu de voir la question des crédits agricoles au profit des ingénieurs agronomes et des vétérinaires débattue au conseil des ministres. Vers 16 heures et trente minutes, Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président a terminé la rencontre en remerciant tous les hauts cadres pour cet échange fructueux. Il a exhorté tous les responsables à se mettre au travail, à exécuter leur tâche avec conscience et passion afin que la production augmente de façon remarquable. Il a promis de contacter sans délais les partenaires du Burundi pour que le fonds de financement de crédits agricoles soit mis en place : des fonds à recycler pour les rendre profitables à plus d’une génération ; volet d’assurances pour que les bénéficiaires puissent rembourser même en cas d’intempéries. Il a demandé aux directeurs généraux de lui soumettre une synthèse de leurs propositions pour qu’elles fassent partie des stratégies par secteur avec des financements ad hoc. A la fin de cette rencontre, Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président a visité le laboratoire de l’IRAZ où sont développés in vitro de nouvelles variétés de la banane. Il a visité les champs modèles avant de venir signer dans le livre d’or de l’institut. Le lendemain, Il a visité les étables de l’Institut des Sciences Agronomiques mais comme le temps pressait pour se rendre aux travaux communautaires à Bugendana, il a promis de revenir une autre fois pour s’informer des problèmes qu’aurait cet institut. 18 mars 2008 Mise en ligne: Janvier Mbarushimana |
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Document source: Abarundi.org |
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