Burundi

Actualité
Bulletin No 106
Semaine du 04 avril 2008

Réaction aux nouvelles provocations du site arib.info

Réaction aux nouvelles provocations du site arib.info

D’emblée, la Cellule Presse et Communication de la Deuxième Vice-Présidence de la République dément l’information publiée par le site arib.info selon laquelle elle aurait publié une série d’échanges avec certains activistes du cyberespace burundais. La Cellule réaffirme ne pas avoir dans ses rangs un nommé Samson Kwizera. Elle précise que personne de ladite Cellule n’a pris de pseudonyme comme l’affirme le site arib.info Quant à la vantardise du site qui prétend mener des investigations pour informer ses lecteurs, nous avons le plaisir de lui dire que la Cellule Presse et Communication est mieux placée pour accéder à toutes les informations en rapport avec les ministères placés sous la tutelle de la Deuxième Vice-Présidence de la République. En tant qu’association sans but lucratif, arib.info devrait éviter des diffamations qui ne règlent rien dans les problèmes du Burundi: informer sans diffamer sur fond d’accusations rocambolesques.
La Cellule Presse et Communication regrette que certains sites Internet animés par les membres de la diaspora burundaise ne s’intéressent qu’aux accusations sans fondement au lieu de faire la publicité de bonnes actions multiples qui sont réalisées par le gouvernement ou du moins de faire la promotion des opportunités du pays pour qu’il y ait plus d’investisseurs et de capitaux qui aident à résorber les problèmes de chômage, de modernisation de l’agriculture, d’éducation et de santé publique, de transfert de technologies, d’industrialisation et fin de citations.

Puisqu’il faut réagir aux diffamations du site arib.info

En décembre 2007, le gouvernement du Burundi a dû prendre la décision d’augmenter les prix des carburants. Le prix à la pompe avait alors été fixé à 1600 fbu pour le litre de l’essence super, à 1620 pour le gasoil et à 1580 pour le pétrole. La Deuxième Vice-Présidence de la République regrette que le Gouvernement ait dû procéder à l’augmentation des prix des carburants pour faire face à la conjoncture mondiale et éviter la paralysie du pays. La Deuxième Vice-Présidence de la République souligne que la hausse des prix ne fait pas partie de la politique gouvernementale mais qu’elle a été dictée par la flambée sur le marché mondial. Le Burundi, pays enclavé et sans pétrole est quasiment désarmé face à la flambée des prix du baril. Et que dire de la variation du taux de change de la monnaie burundaise face aux rapports dollar américain et monnaie européenne ? Toute personne de bonne foi éviterait d’accuser gratuitement telle ou telle autre autorité de la République de ne rechercher que des intérêts personnels dans les difficultés que connaît le pays s’agissant de l’approvisionnement et de la commercialisation du carburant sur le territoire national. A titre d’illustration, en Europe, l’essence a dépassé 1,50 euro; au Rwanda et au Kenya, l’essence se vend à plus de 2000 fbu. Il ne suffit donc pas de compter les délais qui s’écoulent entre une hausse de prix et une autre au Burundi, mais de voir surtout ce qui arrive sur la scène mondiale et les solutions des biocarburants qui sont expérimentées sous d’autres cieux. Combien de fois, à vrai dire, les prix ont changé à la pompe en Afrique comme en Europe dans ces six derniers mois? Est-il nécessaire de s’attarder sur les manifestations qu’ont connues les pays comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire, à cause de la cherté de la vie consécutive à la flambée des prix des carburants ? Nous saluons au passage la bonne compréhension du peuple burundais et sa sagesse qui lui permet de s’adapter en espérant que le gouvernement va gagner la bataille du Point d’Achèvement et de celle des pressions des sociétés pétrolières. Depuis que la société Interpétrole est empêtrée dans des magouilles, la société Engen jouit carrément d’un monopole. Reconnaissons que ce ne sont pas de petites stations d’essence comme celle que possède Son Excellence Monsieur Gabriel NTISEZERANA qui font pression sur l’Etat mais plutôt la multinationale Engen. Arib.info devrait cesser de se vanter scandaleusement d’avoir mené des investigations sur les dessous de l’affaire Interpétrole car elle n’a révélé rien de crédible par rapport aux rapports officiels déjà disponibles. En tant que Deuxième Vice-Président de la République, Son Excellence Monsieur Gabriel NTISEZERANA travaille en étroite collaboration avec plus de 14 ministres. Les accusations de ne rechercher que les intérêts personnels ou ceux de ses amis deviennent grotesques en face des enjeux cruciaux qui sont pilotés à la grande satisfaction des bailleurs de fonds. Précisons que Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-Président de la République n’est pas l’unique personnalité à avoir des activités lucratives à côté de ses responsabilités politiques. A moins que les animateurs du site arib.info ne veuillent indirectement proposer que les entrepreneurs soient écartés des postes politiques !

A propos des sommes réclamées à la Brarudi, Africell et Interbank

Le site arib.info écrit que la Ministre des Finances semble avoir changé le fusil d’épaule et a ordonné que les sociétés citées payent sauf Interbank. En peu de mots, nous disons que le paiement des frais que l’Etat réclame à la BRARUDI, à AFRICELL et à INTERBANK n’est plus négociable dans quelque commission restreinte créée par madame la Ministre de l’Economie, des Finances et de la Coopération au Développement. Il a été affirmé au niveau du gouvernement que les sommes dues doivent être payées car tout autre arrangement aurait des conséquences d’ordre antérieur, ponctuel et même postérieur sur les sommes exigées des grandes sociétés. Il n’y a donc pas de politique de deux poids deux mesures comme l’affirme le site arib.info avec excès de malveillance. Ajoutons que madame Clotilde NIZIGAMA a effectivement pris l’avion dans la soirée du 6 avril à destination de Washington où elle va participer à la Session du Printemps de la Banque Mondiale : un rendez-vous très important pour le Burundi.

Quid de la flambée des prix de l’essence au Burundi ?

Le Conseil des Ministres du 2 avril 2008 a fixé le prix à la pompe d’un litre d’essence super à 1860 francs burundais, le gasoil à 1820 fbu et le pétrole à 1730. Précisons qu’avec la nouvelle augmentation, les droits de douanes ont été fixés à 16% pour l’essence super, à 9% pour le gasoil et à 12% pour le pétrole. Mais qu’est-ce qu’il est facile aux faux investigateurs de trouver des boucs émissaires chaque fois que le pays fait face à des difficultés qui requièrent des solutions réfléchies! Nous disons que c’est malhonnête de la part des animateurs du site arib.info de chercher à ignorer que cette montée est à attribuer au contexte mondial et à la situation de monopole dont jouit pour le moment la société Engen. Madame la Ministre du Commerce et de l’Industrie, dans une conférence de presse qu’elle a animée le jeudi 3 avril 2008 a été on ne peut plus claire.

A la question de savoir s’il y avait des carburants dans les stocks au moment où les véhicules faisaient de longues files d’attente devant les stations, madame la Ministre a fait remarquer que les files ont disparu aussitôt que la nouvelle d’augmentation du prix des carburants a été rendu publique. Pour dire qu’il y avait un stock de carburants dans les entrepôts des stations et bien des milliers de litres non encore dédouanés comme la suite des événements allait l’illustrer. En effet les sociétés pétrolières qui ne dédouanent d’abord que les quantités de litres qu’elles comptent mettre immédiatement en vente, ont tenté un bras de fer avec l’Etat sur des exigences insensées : elles voulaient dédouaner les carburants alors en stock sous les anciens prix pour vendre aux nouveaux prix !

A la question de savoir si l’Etat allait continuer à s’incliner devant la pression des sociétés pétrolières, madame Euphrasie BIGIRIMANA a répondu que pour faire face aux spéculations, l’Etat devra reconstituer son stock stratégique (avec une garantie de carburant d’au moins deux mois). Elle a affirmé qu’il est difficile de satisfaire aux exigences des commerçants en indiquant que malgré la hausse que le Conseil des Ministres venait d’accorder, les sociétés pétrolières brandissaient déjà la menace d’organiser une nouvelle pénurie artificielle dans un délai n’excédant pas trois semaines.

Elle a fait remarquer que l’Etat ne pouvait pas pour le moment prendre une partie des recettes pour subventionner les prix car cela irait à l’encontre des exigences posées dans le cadre de l’Initiative des Pays Pauvres et très endettés avec le Point d’Achèvement comme épée de Damoclès. Madame la Ministre a précisé que pour le moment, toutes les recettes de l’Etat sont versées sur un seul compte du Trésor Public comme cela a été exigé par les bailleurs de fonds. Ces mêmes contraintes internationales expliquent pourquoi le gouvernement n’a pas plutôt procédé à quelque remise de taxes. S’il n’y avait pas ce genre de contraintes, le gouvernement aurait sans doute pu travailler avec la marge qu’il a sur les taxes de transaction et les droits de douanes. Madame Euphrasie BIGIRIMANA a précisé que le gouvernement avait pris la décision de créer une commission permanente chargée de suivre de près les changements des prix de carburants tant au niveau international que national ainsi que la variation du taux de change.
Selon madame la Ministre, cette même commission devra proposer des voies de solution selon qu’il y a augmentation ou diminution des prix des carburants sur le marché international. Madame la Ministre du Commerce et de l’Industrie n’a pas manqué de dire que le corridor sud est moins cher mais que le problème de disponibilité des wagons et de place de stockage à Dar es salaam se posait toujours. Il va sans dire que la Cellule Presse et Communication a jugé les informations fournies par madame Euphrasie BIGIRIMANA suffisantes pour toute personne de bonne foi voulant comprendre les difficultés et les efforts des responsables politiques travaillant en équipe bien coordonnée. Disons que le patriotisme devrait guider les animateurs du site arib.info à encourager les grandes sociétés internationales à s’intéresser au marché des carburants au Burundi pour que la concurrence aide le gouvernement et la population à en finir avec les pressions de la société Engen. Prière de nous contacter au lieu de publier n’importe quoi et de salir ignominieusement les hautes autorités de la République.

Bujumbura, 7 avril 2008
Deuxième Vice-Présidence de la République
Cellule Presse et Communication

Mise en ligne: Janvier Mbarushimana

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Abarundi.org
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