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Burundi |
Actualité |
| Bulletin
No 102 Semaine du 03 mars 2008 |
A
Kayanza, le Deuxième Vice-Président de la République
échange avec la population (2ème Partie) |
| Bujumbura, le 05 mars 2008 Cellule
Presse et Communication Le Deuxième Vice-Président de la République répond à son auditoire Reprenant la parole, Son Excellence Monsieur Gabriel Ntisezerana a remercié tous les intervenants pour les questions qu’ils venaient de poser. Aux questions posées par l’administrateur de la commune de Matongo, il a répondu qu’une nouvelle loi communale était en cours d’élaboration et devra tenir compte de ce franc par kilo qui va être versé à la commune. Il a souligné que cette loi est appelée à garantir l’autonomie des communes dans le cadre d’une vraie décentralisation. Il a ajouté que l’Etat compte actualiser la loi sur les taxes communales tout en évitant de multiplier les taxes car cela causerait des problèmes de leur perception. A la question relative aux domaines de l’Etat cédés illégalement à des particuliers, le Deuxième Vice-Président de la République a déclaré que le gouvernement était en train de récupérer ses terres et de les retirer même à des personnes qui les ont reçues légalement mais qui ne les ont pas mises en valeur conformément aux termes des contrats de cession. Il a cité le cas de plus de 800 hectares que l’Etat venait de récupérer dans la province de Bujumbura rural. S’agissant de l’apurement des arriérés du personnel des communes, le Deuxième Vice-Président de la République a dit que ce problème allait être résolu grâce au concours de la Banque Mondiale et que cela concernait également les arriérés dus aux hommes d’affaires. Nous en arrivons aux questions posées par l’administrateur de la commune Kabarole. Le Deuxième Vice-Président a demandé au conseil communal de bien jouer son rôle: contrôle et suivi de l’entrée et de l’usage des recettes de la commune. Quant aux recettes attendues de l’exploitation des mines, il a dit que tout sera clair dans la nouvelle loi communale. Son Excellence Monsieur Gabriel Ntisezerana a qualifié de bonne la proposition de l’administrateur de construire des immeubles à étages pour éviter l’agrandissement désordonné de la ville de Kayanza. Il a demandé au service de l’urbanisme d’en tenir compte lors de l’octroi des autorisations de bâtir. Parlant des salaires au niveau du DPAE, il a promis que l’Etat allait faire en sorte que les agronomes, les moniteurs agricoles et les vétérinaires puissent toucher leur salaire à temps. Pour ce qui est de l’augmentation, il a dit que l’Etat devra tenir compte du rendement des fonctionnaires. Poursuivons avec les réponses aux questions de l’administrateur de la commune Butaganzwa. Le Deuxième Vice-Président de la République a demandé aux autorités communales et provinciales de décourager les rumeurs et les propagandes qui éloignent la population du travail. Il leur a demandé d’encadrer la population et de l’aider à faire la part des choses. Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à rester au four et au moulin jusqu’à ce que les FNL Palipehutu rentrent au pays pour apporter leur pierre à la reconstruction du pays. Concernant le cas du chef de police qui sèmerait le désordre dans la commune, il a demandé aux responsables militaires et de la police nationale de ne jamais tolérer ce genre de comportements mais de les sanctionner avec sévérité. Il a enchaîné avec la question des tôles pour dire que le gouvernement faisait tout pour en faire parvenir aux écoles comme promis par le Président de la République. Pour le prix du café, Le Deuxième Vice-Président de la République a dit que la décision a été prise d’accorder 70% du prix de vente au paysan et que cela va se réaliser grâce à l’innovation que sont les appels d’offres internationaux et la réduction des intermédiaires. En outre, le gouvernement a donné des instructions claires à l’OCIBU pour veiller à ce que le producteur du café puisse rentrer avec son argent au lieu d’attendre des semaines voire des mois. C’est le tour des réponses aux questions posées par l’administrateur de la commune Gatara. Pour le problème de la vente du café, le Deuxième Vice-Président a demandé d’attendre la nouvelle loi communale. Concernant la construction du marché moderne, il a fait remarquer que le projet PTPCE n’a pas abandonné la commune de Gatara mais que des négociations sont en cours avec la Banque Mondiale en vue du déblocage du financement de la phase II du projet. Une fois ce financement débloqué, PTPCE va tenir compte des efforts de la population et aider dans la construction du marché si attendu. Son Excellence Monsieur Gabriel Ntisezerana a ajouté que PTPCE peut ne plus demander le versement du complément mais plutôt des contributions en termes de main d’oeuvre sur le chantier par exemple. La question du centre de santé: il a promis d’en discuter avec le ministre de la santé publique. Le problème de la toiture emportée par le vent, il a demandé au ministre de l’éducation nationale d’envisager une action urgente. Il lui a également demandé de s’occuper du problème préoccupant qu’est le manque d’enseignants dans les collèges communaux. Réponses aux préoccupations de l’administrateur de la commune de Rango. Pour l’ambulance, le Deuxième Vice-Président de la République a promis d’examiner cette requête avec le ministre de la santé publique. Pour les problèmes causés par les déplacés, il a demandé au gouverneur de descendre sur terrain et de lui faire sans délais des propositions, de même que pour l’électrification de la commune. Quant aux tôles, il a rappelé que ce problème concernait tout le pays et que le gouvernement l’avait pris à bras-le-corps. Répondant aux préoccupations de madame Keza Mireille, le Deuxième Vice-Président a promis de s’occuper de cette situation des prélèvements forfaitaires. Il a demandé à la commerçante de lui donner un numéro de téléphone où il va la contacter pour lui communiquer le résultat des enquêtes et de la décision qui prise. A l’intervention de monsieur Muzirabwoba, le Deuxième Vice-Président a salué la bonne initiative prise par le collectif des associations qui a décidé de créer une société de micro finances. Il a déclaré que le gouvernement encourageait ce genre d’initiatives et qu’une loi autorisait la Banque de la République (BRB) à surveiller les activités des sociétés de micro finances pour protéger leurs clients. Il a précisé que l’entrée du Burundi dans l’East African Community allait encourager les grandes banque d’Afrique et du monde à s’intéresser au marché burundais, ce qui va permettre à la population d’obtenir des crédits pour les projets de développement et à des taux d’intérêt plus réduits. L’enseignement reste au centre des préoccupations du gouvernement A l’économe du lycée de Kayanza, le Deuxième Vice-Président a fait remarquer que le nombre important des effectifs dans les écoles secondaires était une conséquence logique de la politique du gouvernement qui encourage la jeunesse à aller à l’école. Il a expliqué que des problèmes touchant aux effectifs dans les écoles, aux équipements, au personnel suffisant et à la qualité de la vie dans les internats ont été inventoriés et soumis aux partenaires de l’Etat. Il a demandé de bien entretenir le matériel et les bâtiments que l’Etat a mis à leur disposition. Il a demandé au ministre de l’éducation d’intervenir sur les préoccupations de l’économe. Répondant aux questions posées par monsieur Désiré Masumbuko, le Deuxième Vice-Président de la République a fait remarquer que si un détournement peut se faire en un jour, les enquêtes et les sanctions du côté de la justice demandent plus de temps car il y a des procédures à respecter. Il a dit que le gouvernement était déterminé à obtenir que tous les cas de malversations soient dénoncés et sanctionnés, qu’il était déterminé à contraindre les fonctionnaires indélicats à restituer les sommes détournées. Il a dit que le recensement des fonctionnaires avançait pour rayer des listes de la Fonction Publique les fonctionnaires fictifs et pour s’attaquer aux effectifs pléthoriques de certains services alors que d’autres en manquent. A la question du comportement des députés à l’assemblée nationale, il a répondu que le peuple devait lui-même leur poser ce genre de questions car le gouvernement ne peut s’en tenir qu’au respect les lois de la République. Il a encouragé la population de Kayanza à discuter avec ses parlementaires et leur faire part de leur préoccupation ou indignation. Pour terminer, le Deuxième Vice-Président a répondu à monsieur Célestin Nahimana que la loi communale qui est en cours d’élaboration allait harmoniser les taxes communales dans tout le pays. Pour ce qui est des routes à construire et à réparer, il a promis de se pencher sur le travail du Fonds Routier National qui dispose de l’argent suffisant pour l’entretien des routes. Il a par ailleurs fait remarquer que bien des routes étaient en construction et que même pour le cas de la voirie urbaine de Bujumbura, le retard enregistré dans le démarrage des travaux était dû au fait que les engins avaient été retardés à Mombasa à cause de la crise au Kenya. Il a dit que ces engins allaient arriver très prochainement à Bujumbura. Il a demandé à la population d’entretenir et de construire des écoles et des routes lors des travaux communautaires. Il a demandé à la Police Nationale de sécuriser le marché de Kayanza pendant la nuit. Les ministres ont alors pris la parole pour donner des détails ou précisions. Le ministre de l’éducation nationale a dit que pour le compte de l’année 2006, 90.000 tôles avaient été distribuées aux communes pour les salles de classe. Il a précisé que le fonds PPTE finançait l’apurement des arriérés des projets de l’année 2006/2007 et qu’un département de la planification venait d’être créé au ministère de l’éducation nationale pour travailler avec les communes. Pour le compte de l’année 2007, 162.000 tôles ont été demandées alors que le ministère n’avait prévu que 40.000 tôles. Il a dit que l’UNICEF a été approché à temps et que le gouvernement cherchait également des fonds pour que ces tôles parviennent aux communes comme promis par le Président de la République. Il ajouté que le fonds PPTE venait de débloquer 900 millions mais qu’ils vont financer et équiper 9 écoles. Pour le compte de l’année 2006, le ministre Saidi Kibeya a déclaré avoir donné 17.500 matelas sur 15.000 réclamés par les écoles secondaires publiques. En 2007, le ministère avait donné 10.000 matelas aux écoles. Le ministre Kibeya a demandé aux directeurs des écoles de bien gérer le matériel qu’ils reçoivent de l’Etat. Parlant du recrutement de nouveaux enseignants, il a demandé aux directions des écoles, aux directions départementales d’envoyer rapidement les dossiers pour que ces enseignants puissent être payés dans un délai de quatre mois au maximum. Madame la ministre du commerce et de l’industrie a confié aux commerçants de Kayanza que les lois étaient en cours de préparation afin d’arrimer le système burundais à celui de l’EAC. Pour ce qui est des prélèvements forfaitaires, elle a expliqué que le calcul était fait à la fin de l’année pour tenir compte des bénéfices réalisés par le commerçant mais que le ministre des finances pouvait fournir d’amples détails. Avant de quitter le lycée de Kayanza, le Deuxième Vice-Président et les ministres ont fait un tour dans les dortoirs des élèves pour voir de leurs propres yeux les problèmes auxquels font face les Burundais qui y séjournent. Dans les dortoirs des garçons, on voyait bien qu’il y avait peu de lits et beaucoup de matelas étendus à même le ciment. A la place des vitres, les pagnes et les chemises tentaient en vain d’empêcher la pluie et le vent d’entrer. Les élèves souffrent mais gardent stoïquement le sourire! Le Deuxième Vice-Président a décidé d’intervenir. Signalons que le samedi 1er mars dernier, le Deuxième Vice-Président s’est rendu à Mpanda dans la province de Bubanza où il a inauguré une aire de séchage du riz financé par le fonds FIDA et a posé la première pierre pour la construction des bureaux du collectif des associations de cultivateurs du riz. Ce collectif appelé CAPRI en sigle dispose d’un fonds de garantie de plus de 900 millions sur un compte ouvert à la BNDE. Lors de cette descente à Rumonge, la question de la dette de l’Etat envers le projet SRD Imbo a été évoquée de même que l’importation du riz asiatique au détriment de la récolte burundaise, ainsi que le manque criant d’ONG dans cette province très éprouvée par la guerre. A Rumonge, le lac et le palmier à huile comme les mamelles du Burundi Le mardi 4 mars, il était prévu que le Deuxième Vice-Président se rende à Rumonge pour le lancement du projet de replantation d’une nouvelle variété de palmiers à huile sur trois mille hectares, un projet financé par l’Union Européenne à travers le fonds STABEX à hauteur de 5,5 millions d’euros. Ce projet va créer 3 mille emplois au départ et une fois la vitesse de croisière atteinte, il compte employer vingt mille personnes. Le Directeur de Cabinet du Deuxième Vice-Président qui a finalement fait le déplacement de Rumonge (car le Premier Vice-Président de la République tenait une réunion de sécurité pour les provinces de Bururi et Makamba à Makamba) a exhorté la population à tirer profit de ce cadeau de l’Union Européenne, pour que le lac et le palmier à huile (Ikiyaga n’ikigazi) facilitent le développement. Il a mis en garde contre les fauteurs de troubles qui se cachent derrière les litiges fonciers pour entraver la bonne exécution du projet. Il a recommandé de soumettre les litiges à la Commission Terres et Biens et surtout d’arracher sans tarder les vieux palmiers pour rattraper le retard que le projet accuse déjà. Il a demandé à l’Union Européenne d’accélérer le dossier de financement des semences des produits vivriers à distribuer aux agriculteurs et qui doivent leur donner des revenus en attendant que les nouveaux palmiers ne soient rentables. Il a demandé également que soit accéléré le volet d’irrigation des palmiers pendant la saison sèche. Bujumbura,
5 mars 2008 mis en ligne par Janvier Mbarushimana |
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Document source: Abarundi.org |
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