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Burundi |
Actualité |
| Bulletin
No 110 Semaine du 05 Mai 2008 |
PIEGE PAR SES MENTORS DE L’OPPOSITION, LE FNL NE SAIT PLUS A QUEL SAINT SE VOUER ! |
| Bujumbura, le 03 mai 2008 (Pollin) En procédant à
des attaques spectaculaires sur la capitale Bujumbura le 17 avril 2008,
le FNL croyait pouvoir exercer une pression sur le pouvoir et ainsi
obtenir satisfaction à ses revendications. Ces attaques apparemment
bien préparées ont fait plus de peur que de mal car les
forces gouvernementales ont pu les repousser à temps. Ces attaques
dont la préparation était bien suivie par les milieux
de l’opposition à Bujumbura visaient plutôt à
lui donner une nième occasion d’asphyxier le régime
en place. C’est pour cette raison que les patrons de ce mouvement,
qui se la coulent douce à Dar Es- Salaam, avaient reçu
la visite de certains députés de l’opposition mecontents
d’avoir été rejetés par le parti au pouvoir.
Cette stratégie d’attaquer Bujumbura est donc l’œuvre
de l’opposition qui a voulu utiliser le Palipehutu-FNL pour arriver
à leurs objectifs de déstabiliser le pouvoir. Les résultats
escomptés tant par l’opposition que par le Palipehutu-FNL
lui-même sont plutôt décevants. En plus de cela, les attaques ont plutôt desservi l’opposition qui espérait augmenter son influence sur la vie politique du pays. En se hâtant à condamner les attaques en imputant la responsabilité au gouvernement, certains partis de l’opposition ont vite montré leur solidarité avec le FNL qui recevait régulièrement des conseils pour intensifier ses attaques en passant au delà des simples embuscades et escarmouches que l’armée burundaise avait jusque là du mal à supporter. Cependant, l’opposition a vite déchanté car le mouvement d’Agathon a été vite maitrisé et aura du mal à convaincre encore le gouvernement qui a plutôt opté pour la fermeté. En fait ces attaques visaient à empirer la situation qui prévalait au Burundi et surtout à l’Assemblée Nationale et ainsi rendre ingouvernable le pays. Des pseudo-analystes se sont vite mis à démontrer que le FNL était sur les traces du CNDD-FDD dans sa conquête du pouvoir tout en oubliant que le parti au pouvoir avait plutôt privilégié les négociations avant de mériter la confiance des Burundais à travers les élections. Ces mêmes analystes, dont l’objectif n’était autre qu’attiser les affrontements et la haine entre le FNL et le CNDD-FDD, n’ont pas hésité à affirmer que le parti au pouvoir ne voulait pas la venue du FNL par peur de perdre l’électorat en sa faveur. Parmi ces analystes se trouvent des gens comme Gérard NDUWAYO, ancien porte-parole de l’Uprona, Julien NIMUBONA, membre du comité central de l’uprona et enseignant à l’université du Burundi, Gratien Rukindikiza, devenu le principal mentor de Rwasa. Ces derniers ont choisi
de défendre la cause du FNL dans les media alors que les partis
comme MSD et Frodebu ainsi que le camp Radjabu ont opté pour
un soutien logistique et une consultance gratuite au FNL. On comprend
donc que ces attaques sont loin d’être un fait du hasard
même si leurs résultats sont plutôt désastreux.
Mais la question est de connaitre les motivations des uns et des autres
car même s’ils s’accordent tous à vouloir mettre
à genou le parti au pouvoir, il n’est pas évident
que leur objectif ultime reste le même. Mise en ligne: Janvier Mbarushimana |
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Document source: Abarundi.org |
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authors: Pollin |