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Burundi |
Actualité |
| Bulletin
No 105 Semaine du 24 mars 2008 |
Rapport
d’observation et d’analyse des contenus médiatiques
de février 2008 |
| Bujumbura, le 24 mars 2008 RADIO PUBLIQUE AFRICAINE RPA, RADIO NATIONALE ET RADIO ISANGANIRO. Les sujets les plus saillants diffusés sur des ondes de ces stations de radio sont : • Célébration
de la fête de l’unité nationale (5/02) Tels sont quelques
uns des sujets importants diffusés à travers les radios
précitées. Ces médias ont puisé les informations dans presque tous les domaines de la vie nationale à savoir la politique, l’économie, le social, l’environnement, la justice, l’éducation, la santé, l’environnement, le sport,…La politique et sécurité ont dominé par rapport aux autres sujets traités au cours des différentes éditions radiodiffusées. Des informations y relatif ont été fournies dans presque tous les journaux parlés ; cependant ; d’autres sujets peuvent intéresser tout autant les auditeurs d’où ils méritent un même intérêt. Les différentes radios écoutées et analysées ont véhiculé les points de vue et les avis de la population envers les destinataires. C’est le cas par exemple de ses avis sur la hausse du prix du pain ; sur l’insécurité persistante et dont elle est souvent victime ; … Ils ont également permis aux autorités à différents échelons de s’adresser à leurs dirigés sur des questions diverses notamment liées à l’insécurité, à la politique, au rapatriement ;... Les médias ont permis à l’opinion d’entendre et juger les avis des uns et des autres sur ce qui se passait au pays. C’est le cas notamment des blocages qui ont perduré à l’Assemblée Nationale depuis l’exclusion de l’Honorable Alice Nzomukunda du parti CNDD-FDD. Ils ont reporté le déroulement des cérémonies officielles comme les journées nationales et internationales, les déplacements des hautes autorités tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ; les audiences ; les sessions parlementaires,… Ils n’ont pas oublié de dénoncer certains maux qui minent le pays notamment les violations des droits humains, la dégradation de l’environnement ;… En général, ces médias écoutés et analysés ont travaillé dans le respect des textes et lois régissant leur métier bien que certaines erreurs persistent. Il s’agit de : Les fautes commises. 1. La radio ISANGANIRO a. Le mensonge - le 21/02 : la journaliste ment en disant :’’Inyuma yaho umukuru w’Igihugu agabishirije abamenyeshamakuru agereranije rero akazi kabo nivyo iradiyo televiziyo mille collines yo mu Rwanda yakoze mu kugira rero uruhara ntangere mw’ihonya bwoko bwabereye muri ico gihugu mu mwaka w’1994 ; umukuru w’ugwego CNC nawe akaba yaraye atangaje ko ashigikiye ivyo presida Petero Nkurunziza yavuze. Cela peut être traduit en français comme suit : ‘’ après que le Président de la République ait mis en garde les journalistes en comparant leur travail à celui fait par la radio télévision Milles collines du Rwanda en jouant un rôle primordial dans le génocide qui s’est effectué dans ce pays en 1994 ; la Présidente du CNC, à son tour, a annoncé qu’elle soutient ce que le Président a dit’’. Ces propos sont mensongers étant donné que ni le Président de la République, ni la Présidente du CNC n’a jamais comparé les médias burundais à la radio télévision Milles collines du Rwanda. Plutôt, le Président de la République a prévenu certains journalistes et politiciens qui ont emprunté une mauvaise démarche en tenant des propos divisionnistes afin qu’ils se corrigent. b. Le déséquilibre dans le traitement de l’information - le 11/02 : à propos de certains démobilisés venus camper devant les bureaux de la RPA, Emmanuel Nsabimana, directeur de la station s’exprime en affirmant que c’est le Service National des Renseignements qui avait commandité ce sit-in des démobilisés. L’auditeur n’a pas eu la version de l’accusé d’où cet élément est resté déséquilibré. c. Le mauvais traitement de l’information - le 19/02 : à propos des malversations à la douane de Kanyaru haut, le journaliste termine en disant que les responsables du ministère des finances n’ont pas pu être joints pour s’exprimer là-dessus car ils étaient en entretien avec le 2ème Vice Président. C’est un mauvais traitement de l’information car si effectivement ils étaient en entretien, il fallait faire attendre l’élément jusqu’à ce que ces responsables en disent quelque chose au lieu de le diffuser incomplet. Sûrement qu’après ledit entretien, le journaliste aurait récolté des détails pour son élément. d. Autres erreurs Certaines erreurs soit techniques soit d’inattention soit de mauvaise prononciation ou autres ont été constatées. C’est le cas de : - le 04/02
: la journaliste parle de Pasteur Habonimana, porte parole du PALIPEHUTU
FNL au lieu de Habimana. Elle a été par après corrigée
par son collègue avec lequel ils présentaient le journal. - le 20/02 : l’élément au sujet des oiseaux migrateurs de Kirundo qui seraient morts n’est pas disponible alors qu’il est déjà annoncé. 2. Radio Nationale a. Erreurs techniques, d’expression d’inattention ou autres - le 11/02 : l’administrateur communal de Gihungwe parle de l’état d’avancement des enquêtes sur les forfaits commis au home des enseignants mais son nom n’est pas donné alors que c’est une autorité qui n’a sûrement pas voulu requérir l’anonymat et que c’est par ces médias que ces autorités sont connues par la population. - le 18/02 : c’est le même cas avec l’administrateur communal de Bugarama s’exprimant sur l’insécurité à Magara - le 20/02
: mauvais élément sonore au sujet de la marche manifestation
devant les bureaux de la présidence de la République par
les membres de l’association ADDF en soutien avec madame Francine
Nijimbere dont les bras ont été amputés par son mari. 3. RPA a. Déséquilibre dans le traitement de l’information - le 06/02 : le directeur de la RPA, Emmanuel Nsabimana accuse un officier de la FDN Bède Ncamurigwo d’intimider et de menacer les journalistes de la RPA. Sans la version de l’accusé, l’élément reste déséquilibré. - le 26/02 : le journaliste fait balader son micro et récolte la grogne chez certains clients de la Régideso mais il dit que les responsables de la dite entreprise n’ont pas pu être trouvés pour en dire quelque chose. Au lieu de lancer une information déséquilibrée, il faut la faire attendre jusqu’au moment où l’autre partie concernée s’exprime. b. Mauvais traitement de l’information - le 15/02 : après le démenti fait par le conseiller à la présidence chargé de la communication au sujet des propos que le Président de la République aurait tenu aux USA ; la RPA persiste en réaffirmant que les dit propos étaient clairs au sujet de la Banque Mondiale. Il aurait au moins fallu rediffuser l’extrait pour que l’auditeur l’entende de son oreille ou pour lever toute équivoque.
- le 7/02 :
le journaliste annonce un élément sur les droits de l’homme
où la vice-ministre Rose Nduwayo devrait s’exprimer mais
est lancé un tout autre ; laissant tomber celui attendu. Conclusion. Durant le mois de février, les médias ont tenu à leur mission d’informer, former et divertir en se conformant aux textes et lois réglementant leur métier. Ils n’ont ménagé aucun effort pour mener des investigations surtout dans les domaines qui touchent la vie quotidienne de la population comme la sécurité, les droits de l’homme ; l’économie, la santé, l’environnement,….Néanmoins, nous déplorons qu’ un certain climat de méfiance se soit observé entre la famille des journalistes et quelques hautes personnalités du pays ; laquelle méfiance serait probablement dû aux incompréhensions et maladresses des uns et des autres ; ce qui ; comme nous l’espérons, ne tardera pas à trouver solution dans l’esprit de dialogue et de meilleure communication qui devra caractériser tout un chacun. mis en ligne par Janvier Mbarushimana |
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Document source: Abarundi.org |
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