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Burundi |
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| Bulletin
No 105 Semaine du 24 mars 2008 |
Rapport
d’observation et d’analyse des contenus médiatiques
de janvier 2008 |
| Bujumbura, le 24 mars 2008 Les sujets les plus saillants diffusés sur des ondes de ces stations de radio sont : • Assassinat d’une
Française Agnès Bury travaillant à l’ONG Action
Contre la Faim de Ruyigi Tels sont quelques uns des
sujets importants diffusés à travers les radios précitées. Ces médias ont puisé
les informations dans tous les domaines de la vie nationale à savoir
la politique, l’économie, le social, l’environnement,
la justice, l’éducation, la santé, l’environnement,
le sport et surtout la sécurité qui a été
à la une dans presque toutes les éditions de ces radios,
cela parce que probablement elle n’a cessé d’être
perturbée à travers le pays. Plusieurs cas d’insécurité
ont été relevés par ces médias au cours de
ce mois de janvier. Ils ont donné l’opportunité aux gens des différentes couches de la société de dire ce qu’ils pensent de certains dossiers qui seraient émaillés d’irrégularités comme de certains cas de malversations économiques ou autres. Ils ont reporté le déroulement des cérémonies officielles comme les journées nationales et internationales, les déplacements des hautes autorités, les audiences, les sessions parlementaires,… Ils n’ont pas oublié de dénoncer certains maux qui minent le pays notamment les violations des droits humains. Cependant, certaines fautes sont commises et méritent d’être corrigées. Les fautes commises. 1. La radio ISANGANIRO a. Déséquilibre dans le traitement de l’information - le 07/01 : l’ancien chef du personnel du CFPP Nyakabiga, madame M.Rose Ngendakuriyo accuse le directeur de l’avoir licenciée injustement à cause du fait qu’elle l’a dénoncé dans ses malversations. Il fallait trouver le dit directeur afin qu’il donne sa version des faits dans le but d’équilibrer l’information.
- le 03/01 : concernant les commerçants qui ont mal accueilli la décision de l’administrateur communal de Rumonge d’augmenter les taxes sur les ndagala et poissons ; le journaliste interroge l’honorable François Bizimana sur ce que prévoit la loi communale en la matière et ce dernier affirme que l’administrateur communal n’a pas les prérogatives de hausser les taxes mais l’auditeur reste sur sa soif car il n’est pas informé sur ce qui advient dans le cas où l’administrateur maintient sa décision. Il aurait fallu proposer des voies de sortie de crise entre ces commerçants et l’administrateur. - 21/01 : à propos de l’actualité internationale, la journaliste propose de suivre ce qui se passe en Somalie et une interview s’en suit alors qu’elle n’a pas annoncé qui est l’interviewé ni celui qui interviewait. le 16/01 : le journaliste qui
reportait l’élément sur le secrétaire exécutif
du CNDD-FDD Patrice Magnus Nyandwi donne des précisions qui pourraient
être fatales pour le blessé car en donnant l’adresse
où il est soigné, cela pouvait servir à ses bourreaux
au cas où ils souhaiteraient l’achever. Il a dit ’’
twamusanze kuruyu wa gatatu mu biro Prince Régent Charles aho bariko
baramuha amaraso n’impwemu muri ca cumba bita réanimation…’’ c. Erreurs techniques Certaines erreurs soit techniques soit d’inattention soit de mauvaise prononciation ou autres ont été constatées. C’est le cas de : - le 08/01 : l’élément
sur la grève à l’ITAB Gisozi est coupé avant
sa fin car la journaliste se raclait la gorge. Une pause s’en est
suivie puis la reprise de l’élément. - le 16/01 : le journaliste qui reportait l’élément sur le secrétaire exécutif du CNDD-FDD Patrice Magnus Nyandwi dit:’’ twamusanze kuruyu wa gatatu mu biro Prince Régent Charles’’ au lieu de ‘’…mu bitaro’’ pour signifier ‘’à l’hôpital ‘’. - le 24/01 : la journaliste confonds la SYMABU, syndicat des magistrats du Burundi à la COSYBU en parlant du communiqué sorti par la SYMABU indignée par l’emprisonnement de deux magistrats à Ruyigi accusés ‘’injustement’’ d’implication dans l’attaque du domicile du Gouverneur. Non seulement elle parle de COSYBU au lieu de SYMABU, mais aussi elle dit Bururi au lieu de Ruyigi ; ce qui cause la confusion à l’auditeur. - le 30/01 : alors que les médias privés travaillaient en synergie, deux éléments successifs n’ont pas été disponibles (un sur les vols à main armée à Bururi, l’autre sur 11 personnes déjà mortes depuis 2008). Aussi, quand l’élément sur Pasteur Habimana, porte-parole du FNL est annoncé ; est lancé celui sur Vital Bangirinama, le principal accusé dans l’assassinat d’une trentaine de personnes de Muyinga.
- le 09/01 : à propos de 300 maisons construites à Nyarunazi pour les rapatriés, le journaliste dit : ‘’Icegera ca kabiri c’Umukuru w’Igihugu cari caherekejwe n’abashikiranganji babiri harimwo n’uwo gufatana munda, umupfasoni Immaculée Nahayo.’’ Ce qui peut être traduit en français comme suit :’’le 1er Vice-Président de la République était accompagné par 2 ministres dont celle de la solidarité nationale Immaculée Nahayo’’. Si il a choisi de nommer ces ministres, il fallait les nommer tous et pas seulement une d’entre elles. b. Erreurs techniques, d’expression d’inattention ou autres - le 10/01 : la journaliste
parle de la zone Kizuka au lieu de Kivyuka à propos des fuites
de la population après les affrontements entre les FNL et les FDN. - le 14/01 : à propos du commerçant qui s’est suicidé à Mwaro, l’administrateur communal de Mwaro parle mais on ne donne pas son nom alors que c’est une autorité publique qui n’a sûrement pas voulu requérir l’anonymat. - le 21/01 :concernant la procédure
dans l’arrestation des personnes soupçonnées dans
la mort de la Française à Ruyigi, la journaliste parle de
Me Charles Ntakiyica puis de Me Tharcisse Ntakiyica et on ne sait pas
le vrai nom entre les deux. - le 31/01 : parmi les nouveaux membres du Conseil National de la Communication, le journaliste parle de Giswaswa Edouard au lieu de Evrard.
a. Déséquilibre dans le traitement de l’information - le 02/01 : 112 familles Batwa
de Busoni via leur représentant accusent un opérateur économique
nommé Nzogera d’avoir fait incendier leurs maisons en connivence
avec les autorités. Comme l’une des victimes s’est
exprimée ; il aurait fallu interroger l’opérateur
économique ou les autorités accusées afin d’équilibrer
l’information - Le 10/01 : à travers les investigations faites par la RPA au sujet de la fixation des prix du carburant, le journaliste affirme avec des chiffres à l’appui, que les importateurs perçoivent un bénéfice de loin supérieur à celui dû ; d’où ces importateurs devraient avoir un mot à dire là-dessus surtout que le journaliste termine en disant que ce bénéfice excédentaire est supporté par la population. - Le 14/01 : les victimes des pluies diluviennes de Gatumba (2007) se plaignent contre l’Etat qui ne tient pas ses promesses car il leur avait promis de les secourir en leur trouvant d’autres terrains où construire et de leur donner des chiting en attendant, mais que rien de tout ça ne leur est pas encore parvenu. Un message lancé par la représentation du gouvernement aurait été tranquillisant pour ces populations et du coup, les auditeurs sauraient ce que l’Etat envisage de faire pour assister sa population en détresse, au lieu de cela, l - Le 18/01 : à propos du litige foncier entre la famille du Prince Mboneko de Bugendana et l’administrateur communal de Bugendana qui aurait vendu illégalement plus de 200 tonnes de quinquina récolté dans ses champs, seul Juliano Mboneko parle accusant José Gitunati l’adminiostrateut d’avoir violé la loi mais même si le journaliste a dit que ce dernier avait refusé de parler au téléphone ; il fallait le joindre à son bureau puisqu’il avait dit que quiconque voudrait lui parler devrait venir le trouver à son bureau. Cela aurait permis l’équilibre de l’information.
- le 17/01 : au sujet de 6 enseignants de l’école primaire de Butihinda incarcérés pour avoir vulgaridé l’idéologie du FNL, le journaliste reporter dit :’’ komiseri w’inyamiramabi wa hariya mu ntara ya Muyinga araremesha abanyagihugu ngo kuko i dissier yabo bantu ariwe ayifise mu minwe ngo ntibizohava bimera nk’ivyabaye ubwa mbere’’ ce qui peut être traduit en français comme suit : « le commissaire de la sécurité publique en province Muyinga tranquillise la population puisque le dossier de ces gens est entre ses mains et que les choses ne risquent pas de se reproduire comme dans le passé » ; et ici l’auditeur se demande ce qui s’était passé et qui ne risquera pas de se reproduire ; d’où un petit rappel était nécessaire pour faciliter la compréhension à l’auditeur. c. L’exagération des faits. - le 04/01 : au sujet de la révision à la hausse des prix des produits Brarudi, le journaliste exagère en disant que la Brarudi a pu ajouter un montant supérieur à celui convenu avec l’Etat parce que ce dernier était dans ‘’akajagari’’ d.L’ingérence dans la vie privée Le 14/01 : parlant de l’état de santé déplorable de l’une des détenus Flora Sindayigaya incarcérée à Gitega pour le dossier de l’assassinat de la Française Agnès Bury, le journaliste laisse Liliane Niyonzima, belle-sœur de la détenue, étaler au grand jour ce dont souffrait Flora en disant : ‘’n’umuntu afise hémorragie ya utérus, aguma ava ava cane…’’ signifiant en français qu’elle souffre d’une hémorragie de l’utérus et qu’elle saigne tout le temps. Cela ne devrait pas passer comme tel, la preuve en a été que la malade elle même a dit par la suite être choquée par ce qui avait été dit à la radio par sa belle-sœur au sujet de sa santé et que cela n’engageait qu’elle !
- le 18/014 : au lieu de dire
grève à l’ETSA Gitega, le journaliste dit’’grève
à l’ITSA Gitega Conclusion. Durant le mois de janvier, les médias ont travaillé généralement dans le respect des textes régissant la presse burundaise. Ils ont tenu à leur mission d’informer, former et divertir. Les n’ont ménagé aucun effort pour mener des investigations surtout dans les domaines qui touchent la vie quotidienne de la population. Il s’agit ici de la sécurité (dossier dit Muyinga, Maregarege…ainsi que de l’économie (fixation des prix du carburant et ceux des produits Brarudi). Ils ont encore une fois preuve de l’esprit de confraternité en travaillant en synergie (30/01).Néanmoins, l’un ou l’autre dérapage est commis notamment le fait de promettre en vain de revenir sur l’un ou l’autre élément et nécessite la correction dans le sens d’améliorer afin d’atteindre un journalisme professionnel. mis en ligne par Janvier Mbarushimana |
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Document source: Abarundi.org |
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