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No 111 Semaine du 12 mai 2008 |
Ces étudiants qui n’étudient pas |
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mercredi 14 mai 2008 par Célestin Si la démocratie prône la liberté des individus, il y en a qui savent bien valoriser la leur. Depuis presque une décennie, une confusion semble s’être installée à l’université publique du Burundi, où une année académique s’étend désormais sur autant d’années que veulent les étudiants –surtout pas une seule ! Pour un oui ou pour un non, des grèves se succèdent et on pourrait ironiquement se demander si la grève n’est pas le principal cours dispensée dans cette institution académique, et surtout le cours le mieux assimilé. Aujourd’hui les universités privées sont en train de démontrer leur compétitivité à travers la qualité des lauréats qu’elles mettent sur le marché du travail, alors que les étudiants du public s’enlisent dans des revendications interminables qui excluent celle qui devrait être la plus légitime, c’est-à-dire celle d’étudier. Faudrait-il alors les appeler des étudiants de l’université ou bien des grévistes de l’université ? Les étudiants du secteur privé paient tout et acceptent volontiers de maximiser toutes leurs énergies afin d’atteindre leur ultime objectif : le diplôme. Et ils y réussissent au moment où l’Etat paie tout pour ceux du public qui ne veulent pas étudier. Ici nous ne globalisons pas car nous avons du respect pour ceux-là (et ils sont nombreux) qui voudraient bien étudier et qui se retrouvent pris en otages par le récalcitrants. Le Burundi a des ressources limitées, nous le savons tous. Qu’un étudiant qui touche une bourse mensuelle d’environ trente mille francs en réclame plus de 30% d’augmentation, combien réclamera ce fonctionnaire chef de ménage qui paie le loyer, l’eau, l’électricité, les frais scolaires des enfants et autres à charge, la ration alimentaire etc. pour toutes ces personnes à sa charge ainsi que d’autres obligations sociales avec les salaires que nous connaissons ? Nous ne devons pas ignorer que le Burundi est membre à part entière de l’EAC, et qu’il y rejoint des pays qui sont très avancés en matière d’éducation, et donc très compétitifs sur le marché de l’emploi. Il suffit d’aller dans les rencontres avec des ressortissants de ces pays. Quand on passe aux présentations, c’est Dr tel, Dr tel, Dr tel…, rarement Dr pour un Burundais. Ceci nous interpelle à redoubler d’efforts pour rattraper les autres au lieu de poursuivre la récréation des temps de la guerre et de développer des stratégies pour affronter la police comme c’est le cas aujourd’hui à l’université du Burundi. Mais ceci ne pourra jamais se réaliser avec des diplômes de licence en 8 ans et des doctorats en 15 ans. Par Célestin mise en ligne par Janvier Mbarushimana |
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Document source: Burundi-Info |
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authors: Célestin |