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Burundi |
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| Bulletin
No 108 Semaine du 21 avril 2008 |
Note à l’attention de Radio France Internationale |
Je vous écris pour exprimer mon indignation face au contenu des reportages que votre correspondant à Bujumbura, monsieur Esdras NDIKUMANA fait passer à la RFI. Tout analyste attentif comprend aisément que votre correspondant est mal intentionné et qu'il fait des appréciations subjectives des difficultés que connaît le pays. La communauté internationale, l'Union Africaine, les pays de la sous région, la facilitation sud-africaine, tout le monde dénonce les exigences farfelues du mouvement rebelle FNL Palipehutu. Les informations crédibles font état de la connivence qui existerait depuis peu, entre ledit mouvement et les combattants la FDLR (Interahamwe du triste mémoire), mais votre correspondant ne voit que la paille qui se trouverait dans l'oeil du gouvernement burundais. Pour le moment, nous Burundais souhaitons que le PALIPEHUTU FNL abandonne la voie de la violence et qu’il tourne le dos aux sollicitations des hommes politiques burundais et étrangers qui l’incitent à semer la terreur. Nous Burundais demandons également au gouvernement de tout mettre en œuvre pour qu’un compromis avec le PALIPEHUTU FNL soit trouvé dans les meilleurs délais. Car chaque vie qu’on perd dans cette guerre, est une perte de trop. Le peuple burundais fait face à des difficultés énormes comme la flambée des prix des denrées alimentaires, le sida et le chômage. Je demande à RFI de ne plus diffuser aveuglément les reportages de monsieur NDIKUMANA et de comprendre que la paix du Burundi a besoin d'un journaliste capable de faire un jugement objectif et qui encourage la mise en application rapide des accords que le mouvement rebelle a signés librement. C’est très regrettable de voir RFI échouer à se démarquer de certaines radios privées du Burundi pour la simple raison d’avoir choisi un journaliste qui n’est pas à la hauteur de sa tâche. Avec monsieur Esdras NDIKUMANA, RFI fait vraiment comme certaines radios du Burundi qui, pour traiter une information de portée nationale, n’invitent que les opposants au régime ou le Porte-parole du Palipehutu FNL seulement. Or, nous savons qu’une information équilibrée doit nécessairement faire intervenir les versions des camps en conflit. Une déontologie qui laisse à désirer? Cette question du professionnalisme des journalistes burundais se pose toujours. A vrai dire au Burundi, les médias sont dominés par un groupe bien identifié. Dois-je préciser que ce groupe fait trop de tapage médiatique au Burundi et sur le Net n’est pas au service de l’intérêt général? Monsieur Esdras NDIKUMANA impose à bien des auditeurs burundais le même plat dégoûtant que celui des radios privées hostiles au traitement objectif de l’information. Je vous précise que cette note vous est adressée après en avoir discuté avec beaucoup de Burundais venant des sensibilités politiques différentes. Sachez que le travail de votre correspondant n’honore ni la Radio France Internationale ni ses auditeurs. Merci de l’attention que vous voudrez réserver à cette note. Votre auditrice fidèle mais indignée, Chantal Kubwayo, Mise en ligne: Janvier Mbarushimana |
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Document source: Abarundi.org |
Document
authors: Chantal Kubwayo |