|
Burundi |
Actualité |
| Bulletin
No 108 Semaine du 21 avril 2008 |
Message à la Nation de Son Excellence le Président de la République sur les récentes attaques perpetrées par le Mouvement Palipehutu-Fnl. |
Bujumbura le 25 avril 2008 (abarundi.org) - Le Président de la République, S.E Pierre Nkurunziza a adressé un message à la nation et à la Communauté Internationale, relatif aux récentes attaques perpetrées par le Mouvement Palipehutu-Fnl. Nous vous proposons dans les lignes qui suivent son intégralité : Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 1. Nous commençons ce message en rendant grâce à Dieu Tout Puissant, lui qui nous a toujours protégés dans les moments durs. Qu’il soit toujours loué ! 2. C’était au cours de l’année 2006, en date du 7 septembre, où le Gouvernement du Burundi a signé avec le Mouvement Palipehutu-Fnl l’Accord Global de Cessez-le-feu. Parmi les points contenus dans cet Accord, figurent : - L’arrêt de toutes les hostilités Les Burundais avaient espéré une paix durable et effective sur tout le territoire national. 3. Cet espoir n’a pas duré. Ce mouvement n’a pas respecté l’Accord signé et il s’est vite opposé et a refusé d’envoyer ses membres au sein du Mécanisme Conjoint de Vérification et de Suivi de l’Accord, MCVS, pour la mise en application de cet accord. Il exigera au Gouvernement l’immunité provisoire pour ses membres. Rappelons que dans cet Accord, il est seulement mentionné que le Gouvernement proclame cette immunité. Le Gouvernement est alors allé au-delà, et il a envoyé aux deux chambres du parlement pour adoption, le projet d’une loi sur l’immunité en faveur des membres du Palipehutu-Fnl. 4. En date du 3 novembre 2006, le projet a été adopté par l’Assemblée Nationale après amendement à raison de 109 sur 111 voix. Après, il a été envoyé au sénat, qui, en date du 14 novembre 2006, l’a adopté à raison de 43 sur 43 voix, donc à l’unanimité et la loi a été alors promulguée le 22 novembre 2006. 5. Par la suite, un décret de mise en application de cette immunité a été signé le 20 décembre 2006. 6. Ici, le Palipehutu-Fnl n’acceptera de participer qu’après la libération de six de ses prisonniers. Par après, le 19 février 2007, les membres de ce mouvement ont répondu présents aux travaux au sein du Mécanisme Conjoint de Vérification et de Suivi de l’Accord de Cessez-le-feu, MCVS, mais ils se sont retirés par après, le 26 mars 2007. 7. Le Gouvernement du Burundi n’a pas été découragé. Il a toujours continué à remplir sa mission d’asseoir la paix dans tout le pays. A cet effet, Nous nous sommes rendu à Dar-es-salaam, le 17 juin 2007, pour rencontrer le Chef de ce Mouvement, Monsieur Agathon Rwasa et nous nous sommes convenus sur la reprise des travaux au sein du MCVS. 8. Le Palipehutu-Fnl a promis qu’il allait nous envoyer la liste de ses prisonniers politiques pour que le MCVS analyse leur libération, mais jusqu’à maintenant, aucune liste ne nous est encore parvenue. 9. Les travaux ont repris en date du 28 juin 2007. Les burundais ont été encore surpris par le retrait des membres de ce mouvement aussitôt le 23 juillet 2007. 10. Dès lors, l’Accord a été violé par le FNL qui a continué le recrutement et l’entraînement de nouveaux combattants ainsi que l’occupation de nouvelles positions. Il a même repris les hostilités en tendant des embuscades aux véhicules, en provoquant les Forces de Défense et de Sécurité, en se livrant aux pillages, aux viols, aux vols et aux assassinats sélectifs, etc. Les Représentants des Organismes internationaux comme l’Organisation des Nations Unies et l’Union Africaine, ont été toujours au courant de cette situation. 11. La Communauté Internationale est alors intervenu. Un Comité dit « Directoire politique », où figurent aussi les FNL a vu le jour en vue de soutenir les actions du médiateur. 12. Après la réunion des membres de ce Comité tenue du 22 au 23 février 2008, tous les burundais avaient poussé un ouf de soulagement puisque le Palipehutu-Fnl avait promis de reprendre les travaux au sein du MCVS dès le 1er avril 2008 ; Même le leadership de ce Mouvement Monsieur Agathon Rwasa avait promis de venir à Bujumbura au 1er mai. Nous remarquons que c’était de la pure farce. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 13. Ce qui étonne nous-même et la Communauté Internationale, c’est que le Mouvement Palipehutu-FNL a rapidement fait volte-face en refusant de reprendre finalement les activités au sein du Mécanisme Conjoint de Vérification et de Suivi de l’Accord global de Cessez-le-feu, sous prétexte qu’il n’y a pas de loi accordant à ses membres l’immunité provisoire. Et voilà qu’au moment où le Gouvernement se préparait pour l’accueillir, le PaliPehutu-Fnl, lui, se préparait plutôt à reprendre les hostilités. 14. Depuis le 17 avril 2008, ce mouvement lance des grenades et des bombes, organise des attaques ici et là dans le pays, et surtout dans la mairie de Bujumbura, à Masha, Butanuka et Gihanga dans les provinces de Bubanza, et Matongo dans la province de Kayanza. Ces actes ignobles sont organisés alors que les Burundais ont déjà entamé les Dialogue inter-burundais, toutes les catégories confondues en vue d’échanger sur toutes les questions pour un Burundi pacifique, réconcilié avec lui-même et définitivement paisible afin de faire face aux grands défis du développement. 15. Pour ce faire, nous saisissons cette occasion pour présenter nos condoléances les plus attristées aux Burundais et à la Communauté Internationale qui ont perdu les leurs ou qui ont été déstabilisés à cause de ces attaques sans motifs. 16. Nous présentons nos profonds regrets au Nonce Apostolique et Nous condamnons énergiquement ces actes terroristes perpétrés par le Palipehutu-Fnl à sa demeure. 17. Nous félicitons et encourageons les Corps de Défense et de Sécurité pour avoir intervenu à temps afin de protéger la population. Nous les félicitons encore pour les mesures de renforcement de la sécurité qui ont été prises et mises en exécution, et surtout de leur collaboration avec la population et l’administration. 18. Nous remercions et encourageons les comités de sécurité pour avoir bien rempli leur mission. Qu’ils aillent toujours de l’avant. 19. Nos remerciements sont également adressés à toute la population et à l’administration locale pour avoir informé à temps les corps de défense et de sécurité sur les préparatifs d’attaques de ce Mouvement. 20. Ainsi, nous rassurons les Burundais et les étrangers habitant sur le territoire du Burundi ainsi que la communauté Internationale, que des mesures de rétablissement et de renforcement de la sécurité ont été déjà prises et portent déjà leurs fruits. A plusieurs reprises, les forces de l’ordre ont réussi à neutraliser et à déstabiliser les plans et actes de ce mouvement. Nous les encourageons à aller de l’avant pour protéger la population, restaurer et sauvegarder la sécurité sur tout le territoire nationale. Elles maîtrisent la situation. 21. Nous interpellons la Communauté Internationale et surtout les Présidents des pays de l’Initiative Régionale sur la paix au Burundi, le Médiateur ainsi que le Directoire Politique, de se mettre à l’œuvre en vue d’établir les responsabilités de chacun entre le Gouvernement du Burundi et le Mouvement Palipehutu-Fnl dans la mise en application de l’Accord pour prendre en conséquence des mesures y relatives. 22. Nous saisissons cette occasion pour présenter nos remerciements à tous ceux qui ont clairement condamné ces actes ignobles du Mouvement Palipehutu-Fnl, surtout les organisations Internationales. Nous faisons un clin d’œil à tous ceux qui veulent mettre de la confusion dans leurs déclarations. Burundaises Burundais Amis du Burundi, 23. Pour ce qui nous concerne, Nous réitérons notre engagement vis-à-vis des burundais et de la Communauté Internationale, que le Gouvernement du Burundi ne va jamais se lasser de protéger la population et tous ceux qui habitent le territoire burundais. 24. Nous rappelons que le Gouvernement du Burundi reste convaincu que la mise en application de l’Accord de Cessez-le-feu est le seul moyen qui va permettre aux burundais d’asseoir une paix durable au Burundi. Voilà pourquoi nous interpellons encore une fois les responsables du Mouvement Palipehutu-Fnl pour qu’ils rejoignent la délégation gouvernementale dans les travaux au sein du MCVS. 25. Avant de clore ce message, Nous rassurons encore une fois les burundais et la Communauté Internationale, que le Gouvernement du Burundi ne ménagera aucun effort pour protéger la population. Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué pour aider les burundais dans le processus de paix et nous leur demandons de ne pas se lasser mais de toujours continuer dans la même voie. En ce qui nous concerne, Nous allons continuer de soutenir la mise en application de cet Accord signé entre le Fnl-palipehutu et le Gouvernement du Burundi en date du 7 septembre 2006. Nous rassurons également que nous allons poursuivre les projets déjà commencés de réconciliation nationale, de dialogues inter-burundais et de développement du pays. 26. Nous rassurons les membres du Mouvement Palipehutu-Fnl et nous leur rappelons que la loi portant sur leur immunité provisoire existe, avec toute sa force et les mécanismes de sa mise en exécution. Que personne alors n’ait peur de venir contribuer pour la mise en application de cet Accord de cessez-le-feu déjà signé. 27. Nous remercions les burundais et la communauté Internationale qui, malgré le désistement du FNL-Palipehutu à joindre le processus de paix en 2005, ont répondu positivement à la mise en place des Corps de Défense et de Sécurité, au référendum populaire sur la constitution de la République du Burundi et aux élections mettant en place les institutions à différentes échelons du pays. Restez à l’œuvre de la reconstruction du pays. Que vous ne soyez pas découragés par ces actions terroristes du Palipehutu-Fnl. Nous vous encourageons plutôt à aller de l’avant. C’est le moment de la reconstruction nationale. 28. Nous demandons à tous les Burundais et à la Communauté Internationale de décourager ces actes odieux du Palipehutu-Fnl et d’éviter des divergences sur ces attaques déstabilisant la population. Nous mettons en garde tous ceux qui veulent exploiter ces attaques à des fins non constructives arguant à tort que c’est la catastrophe au Burundi. Aux démobilisés, Nous demandons de faire attention et de ne pas suivre les pêcheurs en eau trouble qui se font vos porte-parole sans votre mandat. Qu’ils s’organisent plutôt pour travailler et nous leur rassurons que le Gouvernement et les Amis du Burundi, sommes à l’œuvre de l’élaboration des projets consistants pour les soutenir davantage. Que tous les Burundais soutiennent et participent alors au rétablissement de la paix et de la sécurité au Burundi. Que vive le respect des accords Que vive la paix et la sécurité au Burundi Que Dieu le Tout puissant pardonne aux membres du Palipehutu-fnl de leurs actes odieux. Que Dieu vous bénisse tous. Je vous remercie.
Mise en ligne: Janvier Mbarushimana |
|
Document source: Abarundi.org |
Document
authors: abarundi.org |