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Mort
d’Eyadema : une page de l’histoire qui se ferme L’homme du 13 janvier n’est plus: le «lion» est mort à 69 ans. Lomé, le 07/02/ (abarundi.org). -Eyadema
est bel et bien mort samedi le 5 février 2005 et ce n’est pas du tout un jeu de
canular. Le doyen des présidents africains vient de rendre l’âme après 38 ans
de règne largement dominé par les membres de l’ethnie minoritaire du nord, «les
Kabyé». Pour combler le vide institutionnel, le N0 1 de l’armée togolaise, le
très célèbre général NANDJA, vient de passer le bâton de commandement et les
autres instruments de pouvoir au fils du défunt. Motif : le président de
l’Assemblée Nationale à qui revenait de droit le pouvoir en cas de décès du
président séjourne à l’étranger. Derrière l’explication du Général
NANDJA se trouve une autre qu’il ne veut pas dévoiler aux togolais et pays amis
du Togo. Même d’Australie, il aurait seulement fallu 24 h au maximum au
Président de l’Assemblée Nationale pour regagner le Togo. Selon un proche du GERDES Afrique
contacté depuis Lomé peu après la mort d’Eyadema, les raisons de ce transfert
de pouvoir se trouvent plutôt ailleurs.
« L’explication du chef d’État major de
l’armée togolaise est trop simpliste. Le recours au fils du président est
peut-être motivé par la volonté de préserver la stabilité de l’arme togolaise
majoritairement composée de l’ethnie minoritaire Kabyé»,
explique-t-il
«C’est une violation
flagrante de la constitution togolaise qui stipule expressément qu’en cas de
décès du Président, c’est le Président du Parlement qui assure l’intérim avant
l’organisation d’une autre élection présidentielle. Mais voilà! C’est la loi du plus fort qui a eu
préséance», a-t-il ajouté. «Remplacer Eyadema par son
propre fils, c’est comme déshabiller Saint-Pierre pour habiller Saint-Paul. M.
Faure va diriger le pays selon la volonté testamentaire de son père. Étant
donné que son autre fils fait la pluie et le beau temps dans l’armée, Le Togo
risque d’avoir un duo Eyadema à la magistrature suprême. Le premier dirigera
officiellement bien sûr et le second va
tirer la ficelle dans l’ombre», a-t-il poursuivi avec un ton quelque peu
pessimiste. Pour rappel, Faure Eyadema devient le deuxième fils à avoir
succédé à son propre père ces dix dernières années après l’accession aux
affaires de KABILA fils en République Démocratique du Congo. /Albert
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