Deux des nouveaux ministres FDD attendus dimanche à Bujumbura
BUJUMBURA, 29 nov (AFP) -
Deux des quatre nouveaux ministres burundais issus de l'ex-mouvement rebelle des Forces pour la défense de la démocratie (FDD) sont attendus dimanche à Bujumbura, selon le porte-parole de ce mouvement.
"Le ministre de l'Intérieur, Simon Nyandwi, et celui de la Communication, Onésime Nduwimana, vont gagner Bujumbura demain pour occuper leurs postes", a annoncé samedi à l'AFP le major Gélase Daniel Ndabirabe, porte-parole du
Le Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD) est la branche politique des FDD.
MM. Nyandwi et Nduwimana ont été précédés dans la capitale du Burundi par deux cadres du CNDD-FDD, arrivés vendredi, a constaté l'AFP.
"Kalenga Ramadhani et Nadine Nzomukunda sont venus préparer l'accueil de ceux qui vont venir participer dans les institutions de transition", a précisé le major Ndabirabe.
Le président burundais Domitien Ndayizeye a formé dimanche dernier un nouveau gouvernement incluant notamment le chef des FDD, Pierre Nkurunziza, nommé ministre d'Etat chargé de la Bonne gouvernance et de l'inspection générale de l'Etat.
Des responsables FDD ont également été nommés à trois autres ministères: M. Nyandwi au ministère de l'Intérieur, M. Nduwimana à la Communication, porte-parole du gouvernement, et Salvator Ntahomenyereye aux Travaux publics.
Ce nouveau gouvernement a été formé en l'absence des ministres issus de l'ancien mouvement rebelle, et attendus ultérieurement à Bujumbura.
En outre, les FDD auront 15 députés, 3 gouverneurs de provinces, 3 ambassadeurs ainsi que 30 administrateurs communaux.
"Les arrivées vont se succéder rapidement, dorénavant", a assuré le porte-parole des FDD.
L'arrivée de M. Nkurunziza est prévue pour le 6 décembre "si tout se passe bien", selon une source gouvernementale qui a requis l'anonymat.
A ce jour, les Forces nationales de libération (FNL) restent le seul mouvement rebelle important qui refuse de négocier avec le gouvernement, mais des délégations des deux parties ont entamé des entretiens samedi à Nairobi. Les FNL exigent des négociations avec l'armée, dirigée par la minorité tutsie et réelle détentrice du pouvoir selon eux.
Au Burundi, la guerre civile a déjà fait plus de 300.000 morts, en majorité des civils depuis 1993, selon l'Onu.