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Il a été contredit aussitôt par le gouvernement ougandais, qui a déclaré que le calendrier défini pour les élections parlementaires et présidentielle au Burundi "ne peut changer". Un sommet de chefs d'Etat de la région sur le processus de paix au Burundi, réuni samedi à Dar es-Salaam en Tanzanie, a ordonné que les élections burundaises soient organisées dans le respect du calendrier prévu, rejetant le souhait d'un report d'un an exprimé par le gouvernement burundais de transition. "Oui, le calendrier est flexible", a assuré M. Ndayizeye au cours d'un point de presse à l'aéroport de Bujumbura. Les chefs d'Etat réunis à Dar es-Salaam "ordonnent que le processus électoral au Burundi commence sans plus de retard afin que des élections puissent être organisées d'ici le 31 octobre 2004", indique le communiqué publié à l'issue du sommet. "Dans l'ensemble, nous adhérons au contenu du communiqué parce nous sommes réellement engagés à ce que les élections puissent avoir lieu dans les délais", a assuré M. Ndayizeye. "Mais nous avons dit clairement qu'il est plus utile de discuter de la manière dont il faut écarter les obstacles qui empêchent les élections plutôt que des dates", a-t-il ajouté. "L'élection présidentielle au Burundi doit avoir été organisée pour le 1er novembre (...) tandis que les autres scrutins, pour l'élection des membres du Parlement, doivent l'avoir été avant la fin octobre, et ces dates ne peuvent changer", a déclaré mercredi à l'AFP le secrétaire permanent par intérim du ministère ougandais des Affaires étrangères, Julius Onen. "Ce qui est considéré comme flexible, ce sont d'autres choses qui sont supposées être réglées avant la date des élections, comme la loi électorale, les listes électorales, l'instruction civique etc.", a-t-il ajouté. Le gouvernement burundais de transition avait adopté le 28 mai un projet de calendrier électoral renvoyant la fin de la transition, et donc les élections générales, au 29 octobre 2005. Les ex-rebelles des Forces pour la défense de la démocratie (FDD), au gouvernement depuis novembre dernier, s'étaient opposés catégoriquement à un report. "L'obtention de moyens pour l'intégration des ex-rebelles dans l'armée, le désarmement des civils et l'adoption des textes nécessaires pour les élections" constituent les principaux "obstacles", selon M. Ndayizeye. A moins de cinq mois de la date-butoir, rien ou presque n'a encore été fait: la Constitution post-transition et la loi électorale ne sont pas prêtes, tandis que le cantonnement et le désarmement des ex-rebelles, placés dans des sites de rassemblement depuis décembre 2003, n'a pas encore commencé. "Les chefs de la région se sont engagés à trouver des moyens pour l'intégration, pour le désarmement, et le médiateur Zuma doit venir au Burundi pour nous aider à trouver un accord sur les textes", a souligné M. Ndayizeye. Le vice-président sud-africain Jacob Zuma est le médiateur désigné par l'Initiative régionale pour le Burundi, présidée par le chef de l'Etat ougandais, Yoweri Museeni. "Pour nous, si ces trois obstacles sont levés, les élections sont un jeu d'enfant", a conclu M. Ndayizeye. Au Burundi, la guerre civile a fait plus de 300.000 morts depuis 1993. Depuis novembre 2003 et l'entrée des ex-rebelles des FDD au gouvernement, seize des dix-sept provinces du pays vivent en paix. |
| Document source: AFP |
Author: AFP |
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